Les tensions diplomatiques entre Washington et Téhéran se transposent sur le terrain militaire. Alors que la présidence américaine évoque des mouvements de troupes vers la région, la République islamique a validé la tenue de manœuvres d’envergure dans une zone maritime stratégique. Ces opérations, prévues pour le mois prochain, impliquent la mobilisation de deux puissances mondiales aux côtés des forces iraniennes.
La réponse de Téhéran aux pressions occidentales prend la forme d’une coordination militaire internationale. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’Iran, la Chine et la Russie mèneront des exercices navals conjoints à la mi-février. Baptisée « Maritime Security Belt », cette huitième édition se déroulera dans les eaux du nord de l’océan Indien.
L’agence semi-officielle Tasnim précise que ces manœuvres réuniront un large éventail de forces. Le dispositif inclura les unités de la marine régulière iranienne et celles du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui opéreront de concert avec des détachements navals chinois et russes. Initiée en 2019 par la marine iranienne, cette collaboration tripartite s’est institutionnalisée au fil des années, la prochaine édition marquant la huitième occurrence de ces déploiements communs.
Le calendrier de ces opérations coïncide avec une période de friction accrue entre l’Iran et les États-Unis. Ces annonces surviennent peu après des déclarations du président américain Donald Trump, qui a fait état d’une « énorme armada » se dirigeant vers la zone, tout en exhortant Téhéran à « venir à la table » des négociations.
Face à ce contexte, les autorités iraniennes ont défini leurs lignes rouges. Des responsables ont averti que toute offensive américaine entraînerait une riposte « rapide et globale ». Concernant l’appel aux discussions lancé par Washington, Téhéran maintient sa position : la porte des négociations ne s’ouvrira que sous des conditions jugées « justes, équilibrés et non coercitives ».