À Dakar, l’accès à un logement abordable reste difficile pour de nombreux ménages. Les loyers pèsent sur les revenus, auxquels s’ajoutent les dépenses d’alimentation, de transport, d’eau, d’électricité, de santé et de scolarité.
La situation concerne notamment les jeunes travailleurs, les fonctionnaires et les familles modestes. Le déséquilibre entre l’offre et la demande, ainsi que la concentration de l’offre immobilière à Dakar et Thiès, entretiennent les tensions sur le marché locatif.
Une instruction présidentielle sur les loyers
Le sujet a été abordé au Conseil des ministres du mercredi 2 septembre 2026. Bassirou Diomaye Faye y a placé la régulation des loyers parmi les actions destinées à préserver le pouvoir d’achat et à lutter contre la cherté de la vie.
La mise en œuvre de mesures coercitives sur les loyers figure au cœur de cette orientation. Le chef de l’État demande le déploiement effectif de dispositifs réglementaires et coercitifs adaptés afin de mieux faire respecter les règles par les acteurs du marché locatif.
Dans cette communication, le président a également insisté sur l’application rigoureuse des instruments prévus par la loi sur les prix et la protection du consommateur.
Les modalités concrètes de cette instruction doivent encore être précisées par le Gouvernement. L’information publiée par exclusif rapporte que la décision présidentielle vise directement la régulation des coûts locatifs et la préservation du pouvoir d’achat des ménages.
Le déficit de logements et la forte demande continuent de peser sur le marché locatif à Dakar et dans sa proche banlieue.
