De 5 à 12 millimètres de pluie sont tombés par endroits à Bakel, où les pauses peuvent durer une semaine et menacer les rendements agricoles.
Cette situation illustre l’installation encore inégale de l’hivernage : effectif dans le Sud, il reste timide dans le Centre et le Nord, tandis que les cumuls accusent un déficit dans l’ouest, le centre, le nord et l’extrême sud-ouest. Les conditions sont en revanche normales à excédentaires dans l’est et le sud-est, notamment autour de Tambacounda et de Goudiry, sans empêcher des séquences sèches localisées à Bakel.
Le déficit de pluies à Bakel inquiète Sankou Coulibaly, directeur de la société coopérative agricole départementale de Gadiaga-Boundou. Il estime que le sorgho, l’arachide et les autres cultures hivernales pourraient subir des pertes durant cette campagne, dont les premiers semis ont commencé en juillet.
Après les fortes précipitations de juillet, des graines avaient pourtant bien germé. L’interruption des pluies, combinée à un soleil intense, a ensuite desséché plusieurs parcelles. Cette situation pousse une grande partie des producteurs à reprendre les semis, selon des propos rapportés par l’APS.
Les maraîchers sont également touchés : ils doivent acheter du carburant pour arroser leurs parcelles et maintenir les cultures en vie. Sankou Coulibaly juge difficile cette dépense récurrente, effectuée tous les trois jours, pour des producteurs qui n’en ont pas toujours les moyens.
À la même période l’année dernière, l’arrêt des pluies avait duré 20 jours et entraîné une baisse des rendements.
