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Autoroute à péage : « savoir raison garder et éviter le piège de l’obsession d’un passé colonial », Par Souty TOURE (HCCT)

Autoroute à peage, éviter le piège de l’obsession d’un passé colonial, Savoir raison garder

La mort tragique du musicien de GELONGAL, a fait naître une vague d’émotion à travers le pays. Des voies se sont en effet levées pour fustiger le déficit d’éclairage et de sécurité sur l’autoroute à péage. Coupable désigné, EIFFAGE/SENAC, concessionnaire de l’infrastructure.

Il faut dire que nos routes, quel que soit leur nature, font  hélas beaucoup de morts, même si l’autoroute a une particularité. Apres la vague d’émotion, somme toute justifiée, place aux vraies questions. Quelles est la part de responsabilité de l’Etat dans cette affaire ? Quelle est la part de responsabilité de l’entreprise Eiffage dans cette affaire ? Interpellé sur ces questions, M. Souty TOURE, ancien ministre membre du HCCT, après avoir déploré les morts tragiques et regrettables sur l’autoroute à péage, marque toute sa solidarité aux familles des victimes et prie pour le repos de leurs âmes. Il invite cependant les Sénégalais « à savoir raison garder.

Dans pareille circonstance, il ne faut surtout  pas verser dans le jugement activement excessif, il faut attendre les résultats de l’enquête et ensuite en tirer toutes les conclusions justes. Apres la vague d’émotion justifiée il nous faut sortir de cette émotion et ne pas tomber dans l’obsession d’un passé colonial qui va jusqu’à pousser certains de nos compatriotes à une remise en cause des choix de politiques étrangères et de coopérations d’un passé colonial maintenant dépassé. Je considère, et nous devons tous en convenir, que les accidents de la route sont un fléau mondial préoccupant pour les gouvernants et les citoyens.

En France, par exemple, après le permis à point, les caméras de surveillance, l’on songe à présent à  la limitation de vitesse à 80 km/h, là ou au Sénégal on pense à interdire la circulation de nuit pour certains véhicules. C’est pourquoi je pense qu’au Sénégal, sans occulter les insuffisances et lacunes, on pense à veiller à l’entretien adéquat de nos routes pour les maintenir dans un état de performance conforme aux standards internationaux. Mais il nous faut éviter des jugements et des condamnations injustes. J’estime que l’autoroute à péage reste une infrastructure dont l’impact pour notre pays a été jusque-là incontestablement positif.

L’améliorer OUI, la condamner NON.    

Pour être juste, il ne faut pas oublier que son promoteur, Gerard SENAC,  est bel et bien celui qui a réfectionné le pont Faidherbe, élément du patrimoine historique si chère au cœur des sénégalais. C’est celui-là même qui a réalisé le centre  de traitement de l’hôpital pédiatrique Albert Royer pour les opérations du cœur des enfants. C’est aussi lui qui a aidé utilement à faire connaitre le talent et les œuvres de notre artiste peintre Ousmane SOW…  dont nous restons fières.

Je pense que le partenariat Etat /public/ privé doit permettre de régler les problèmes de l’éclairage et de divagation des animaux. Je souhaite surtout que l’on ne verse pas dans une obsession frénétique de notre passé coloniale en ces temps de globalisation. Il est d’un intérêt évident pour les uns et les autres d’intégrer les réseaux de coopération internationale, bilatérale comme multilatérale, pour se donner des chances de gagner le pari du développement. A mon avis, cela suppose des relations mutuellement avantageuses pour les partenaires. Et à cet égard, si les partenaires Français tirent profit de leur présence au Sénégal, il est indéniable que le Sénégal en tire aussi des gains très largement positif, pour notre sécurité, pour notre économie et pour le rayonnement internationale de note pays.

A mon avis, il faut arrêter les récriminations notées çà et là sur nos relations avec la France qui sont le plus souvent le  reflet de bataille d’arrières garde dépassées. L’essentiel doit être d’une part de veiller à chaque fois que de besoin à l’équilibre des contrats que notre pays signe avec ses partenaires dans son processus de développement et d’autre part à saisir les leçons du passé et de l’histoire, de saisir les acquis positifs pour maximiser les chances d’assoir les opportunités d’une coopération mutuellement avantageuse en l’occurrence avec la France et au-delà avec les autres pays et avec les organismes et les organisations multilatérales.

Les autorités sénégalaises passées, comme celles en place, en ont eu en ce sens une vision à la foi marquée par des comportements patriotiques et réalistes. Par ailleurs, il ne faut pas céder à une obsession du passé pour juger à l’aune de ces accidents nos relations avec la France. En résumé pour le cas de cet accident on peut espérer que les différentes parties, Etat, société EFFAGE SENRGAL, les collectivités territoriales,  société civile, population, se mettent ensemble pour apporter au plus vite des solutions idoines dans l’exploitation de l’autoroute à péages. » a dit M.TOURE que nous avons joint au téléphone et qui se trouve présentement dans son village natale, dans le Tambacounda.

 

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3 commentaires

  • billy
    14 mai 2018 18 h 46 min

    tu nas rien compris le senegal n est pas gagnant.comment ces compagnies etrangers appauvrissent la population en fixant les prix trop cher en fonction de la distance.plus tu vas plus loin sur l autoroute les tarifs haussent.Dans les pays développés dés que tu entres un péage tu paies un prix fixe à moins que tu sors pour revenir ensuite sur lautoroute. Toi souty touré tu es capable de payer le ticket avec ta famille.90% des senegalais n ont pas de revenus et que les activités économiques sont concentrées à Dakar. comparer le coût de passage journalier sur l autoroute avec le salaire journalier les maigres salaires des enseignants en exemple 200000 à 100000.pendant 25 ans de gestion de l autoroute c est la pauvreté totale.Nos gouvernants signant des contrats qui ne sont pas gagnants pour leur peuple ( peche,or,phosphate,petrole,aeroport,telecoms..etc…)
    ca devait du 50-50 ou 70-30 ou 80-20.
    or on ne sent meme le senegal produit de l or
    phosphate les paysans n ont plus d engrais
    fer coûte cher au senegal
    le ciment ………..
    nos mers n ont plus de poissons
    aéroport ces biens de luxe pour la population
    l huile ….
    le sucre….
    orange….

  • Nopil
    14 mai 2018 20 h 46 min

    Nous n’avons de leçon à prendre de ce type, Tanorien pur et dur. Eternel affidé du système de spoliation des populations Sénégalaises par les lobbies françafricains sous le régime de DIOUF. Ce n’est pas lui qui dira du mal des français. Sachez que son rejeton squatte les allées du pouvoir en France.

  • alioune
    14 mai 2018 22 h 17 min

    Nopil si tu n’as pas d’arguments. Fais comme ton nom Nopil. Gros nul

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