La réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale peut-elle se faire dans les conditions actuelles ? Aissata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire d’opposition Takku Wallu Sénégal, a répondu par la négative lundi 25 mai, en qualifiant la démarche en cours de « coup d’État institutionnel ».
La parlementaire a lié cette dénonciation à la réunion convoquée dans l’urgence dimanche après-midi pour le bureau de l’Assemblée nationale. Selon son récit relayé par Seneplus, les membres de cette instance ont été saisis de trois points : la démission du président El Malick Ndiaye, les modalités de réintégration d’un député et le retour annoncé d’Ousmane Sonko dans l’hémicycle. Elle soutient que la procédure engagée sur la démission du président de l’institution ne respecte pas l’article 15 du règlement intérieur.
Deux volets contestés par Takku Wallu
Sur ce point, Aissata Tall Sall affirme qu’El Malick Ndiaye s’est limité à lire une lettre de démission, sans constat préalable du bureau sous l’autorité du premier vice-président et sans information de la plénière. Au cours de cette déclaration, rapportée par Aissata Tall Sall, l’opposition a également rappelé que Takku Wallu avait déjà dénoncé, le 8 mai 2026, ce qu’elle présentait comme un « forcing » autour de la seconde lecture des lois L29 et L30, en accusant l’Assemblée d’aller trop vite dans ses procédures.
L’autre point de blocage concerne Ousmane Sonko. La présidente du groupe Takku Wallu s’appuie sur l’article 54 de la Constitution ainsi que sur les articles 123 et 132 du règlement intérieur pour soutenir que l’ancien Premier ministre, élu député le 2 décembre 2024 alors qu’il occupait déjà la Primature, ne peut pas retrouver ce siège. Elle rappelle qu’un membre du gouvernement élu député dispose de huit jours pour choisir entre les deux fonctions et estime que, ce délai étant expiré sans démission de la Primature, il est devenu démissionnaire d’office de son mandat parlementaire.
Aissata Tall Sall distingue, dans son argumentaire, le cas prévu à l’article 124 du règlement intérieur, qui vise un député devenu ensuite membre du gouvernement, de celui qu’elle attribue à Ousmane Sonko, qu’elle range sous l’article 123. Faute de pouvoir saisir elle-même le Conseil constitutionnel après une jurisprudence datée du 18 décembre 2024 sur la contestation de l’élection du bureau, elle appelle le président Bassirou Diomaye Faye à utiliser l’article 92 de la Constitution pour demander un avis sur la légalité de ce retour. Dans un autre registre, Alioune Tine avait déjà averti le 25 mai 2026 d’un risque d’instabilité et d’ingouvernabilité autour de la séquence ouverte à l’Assemblée nationale.
Une séance plénière est prévue mardi matin pour statuer sur la démission d’El Malick Ndiaye et sur la question du retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.
SONKO ngéne di bagnia di ngenne guisse par force mouye dageue ndayou senne kholle yii
Cohabitation par force SONKO nº2 du Sénégal par force
Bolo reste tranquille.
Votre seul probleme c Sonko, sa personne et rien d’autre.
Détester une personne à ce point! Vraiment pitoyable!!