L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti jeudi que d’autres cas de hantavirus pourraient encore être détectés après la mort de trois passagers du navire de croisière MV Hondius, tout en estimant que la flambée devrait rester limitée si des précautions de santé publique sont appliquées.
Voici ce qui ressort des éléments communiqués :
• L’OMS a fait état de cinq cas confirmés et de trois cas suspects au total, dont trois décès, avec une période d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines pour le virus des Andes, a indiqué Tedros Adhanom Ghebreyesus dans une déclaration reprise par Insider Paper.
• Un autre patient a ensuite été testé positif aux Pays-Bas, selon le centre médical universitaire de Leiden.
• Abdi Rahman Mahamud, responsable de l’alerte et de la réponse d’urgence à l’OMS, a jugé qu’il s’agissait d’une flambée « limitée » si les mesures de santé publique sont mises en œuvre et si les pays concernés coopèrent.
• Les personnes connues ou soupçonnées d’avoir contracté le virus sont traitées ou isolées au Royaume-Uni, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suisse et en Afrique du Sud.
• Les autorités argentines ont dit ne pas être en mesure, à ce stade, d’établir l’origine de l’infection. Elles prévoient de tester des rongeurs dans la ville côtière d’Ushuaia, d’où le navire est parti le 1er avril.
• Un passager serait considéré comme ayant contracté le virus avant l’embarquement en Argentine, puis comme ayant contaminé d’autres personnes à bord pendant la traversée de l’Atlantique.
• Le premier décès concerne un Néerlandais monté à bord à Ushuaia avec son épouse. Il est mort le 11 avril sur le navire. Son corps a été débarqué le 24 avril à Sainte-Hélène, où 29 autres passagers ont aussi quitté le bateau.
• Son épouse, partie avec le corps vers l’Afrique du Sud, est morte dans ce pays 15 jours plus tard après être tombée malade. Le hantavirus a été confirmé comme cause du décès le 4 mai.
• Une passagère allemande est morte le 2 mai. Son corps se trouve toujours à bord du navire.
• Trois évacués ont quitté le bateau mercredi lorsqu’il a mouillé au large du Cap-Vert, puis un quatrième passager est arrivé à Amsterdam jeudi. L’opérateur Oceanwide Expeditions a affirmé qu’aucune personne symptomatique ne se trouvait encore à bord alors que le navire fait route vers Tenerife, où son arrivée est prévue dimanche.
• Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi avoir été informé de la situation et a dit espérer qu’elle soit « sous contrôle ».
• La situation du Hondius a suscité une alerte internationale, mais les responsables sanitaires cités dans la source ont relativisé le risque d’une flambée mondiale plus large, en soulignant que ce virus transmis par des rongeurs est moins contagieux que le Covid-19.
Le hantavirus est présenté comme une maladie respiratoire rare, habituellement transmise par des rongeurs infectés. La souche des Andes détectée à bord du Hondius peut, elle, se transmettre entre humains. La maladie peut provoquer une détresse respiratoire et cardiaque ainsi que des fièvres hémorragiques. La source précise aussi qu’il n’existe ni vaccin ni traitement curatif connu.