« La coopération va très bien » : l’OMS évoque les États-Unis sur le hantavirus

Comment l’OMS peut-elle saluer une coopération avec les États-Unis alors que Washington a annoncé son retrait? Jeudi, l’organisation a pourtant affirmé que les échanges techniques se poursuivaient autour d’une flambée rare de hantavirus liée à un navire de croisière dans l’Atlantique.

Quatre points ressortent des déclarations faites à Genève :

1. L’OMS a indiqué que la collaboration technique avec les États-Unis continuait. Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que les informations continuaient d’être partagées des deux côtés, tandis qu’Abdi Rahman Mahamud a affirmé que la coopération avec les États-Unis et les institutions américaines se passait « très bien » sur le plan technique.

2. La situation sanitaire reste suivie dans plusieurs pays. Insider Paper rapporte que trois personnes sont mortes et cinq autres ont été contaminées dans cette flambée rare de hantavirus à bord du MV Hondius. Des efforts sont en cours dans plusieurs pays pour surveiller les passagers qui avaient quitté le navire avant que la flambée ne soit confirmée le week-end dernier, puis soient rentrés chez eux.

3. Les responsables de l’OMS ont mis en avant un canal de communication maintenu avec les autorités américaines. Abdi Rahman Mahamud a cité en particulier les échanges avec les Centers for Disease Control and Prevention, en rappelant que les États-Unis restent un État partie au Règlement sanitaire international.

4. L’Argentine occupe aussi une place centrale dans ce dossier. Le MV Hondius est parti de ce pays le 1er avril, et le premier cas de cette flambée y aurait été infecté. Tedros a indiqué que l’OMS travaillait avec les autorités sanitaires argentines et a remercié le gouvernement pour sa coopération sur le virus des Andes, présenté comme la seule espèce de hantavirus qui se transmet entre humains et comme celle impliquée dans cette flambée. Il a aussi précisé que l’OMS avait organisé l’envoi de 2.500 kits de diagnostic depuis l’Argentine vers des laboratoires de cinq pays.

Dans ses propres déclarations, l’OMS souligne elle-même un contraste: les États-Unis comme l’Argentine ont annoncé leur retrait de l’organisation, mais les échanges d’informations et l’appui technique restent en cours dans cette crise transfrontalière. Tedros a estimé que cette flambée montrait l’importance du partage d’informations sanitaires et a dit espérer que les deux pays puissent reconsidérer leur décision.

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