Aux Allées du Centenaire, les mannequins de vitrine occupent les devantures des magasins de vêtements et servent à présenter les articles aux clients. Sur le boulevard Mamadou Dia, bustes, mannequins trois-quarts et silhouettes grandeur nature s’alignent devant les boutiques, certains debout sur leur socle, d’autres suspendus au plafond.
Les supports attirent les regards, mais empiètent aussi sur le passage. Fin septembre, les piétons cherchant l’ombre des arbres pour se protéger du soleil doivent les contourner en avançant le long de la rue. Pour nombre de commerçants, le recours à ces silhouettes remplace les égéries, jugées inaccessibles, et met mieux les vêtements en valeur.
Dans sa boutique, Mamadou Diouf négocie avec un revendeur qui finit par accepter 40 000 FCFA pour une douzaine de robes. Le vendeur attribue l’intérêt porté aux tenues à leur présentation sur mannequin. « Si les gens aiment ces robes au point de les acheter, c’est parce qu’elles sont bien exposées. Et cela, c’est grâce aux mannequins », affirme-t-il, tout en rangeant des billets de 10 000 FCFA dans son sac banane. Le Soleil rapporte que Mamy Sarr, commerçante de la boutique voisine, partage également cet avis.
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