Aflatoxines dans le riz : le ministère de l’Industrie et du Commerce dément et rassure

Le ministère de l’Industrie et du Commerce a publié un communiqué le 24 juillet 2026 pour démentir les informations relayées par certains médias sur une contamination généralisée du riz par les aflatoxines. Selon le ministère, ces allégations sont infondées et ne reposent sur aucune donnée scientifique solide.

Le communiqué précise que l’étude citée par les médias était un plan de surveillance pilote, financé par la FAO, portant sur seulement 200 échantillons prélevés à Dakar, Thiès et Kaolack, principalement chez des restauratrices. Cette étude ne permet pas de tirer des conclusions à l’échelle nationale. De plus, les résultats ont été comparés aux normes strictes de l’Union européenne (4 µg/kg), alors que le Sénégal applique la norme internationale du Codex Alimentarius (20 µg/kg). La valeur maximale relevée (18,6 µg/kg) est donc conforme aux standards internationaux.

Le ministère dément également que des échantillons proviennent des zones de production nationale (Vallée du fleuve Sénégal), et rejette les allégations de 50% de contamination du riz local. Il rappelle que des contrôles rigoureux sont effectués par le LANAC, l’ITA, l’Institut Pasteur, l’ESP et le CERES-Locustox, avec 2 059 analyses réalisées entre janvier et juin 2026. La Direction du Commerce intérieur a intensifié la surveillance du marché pour retirer tout produit non conforme.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Un commentaire

  1. Face à la polémique sur la contamination du riz, la méfiance des consommateurs est légitime, surtout après les récents scandales sanitaires comme celui des produits Softcare. Mais pour démêler le vrai du faux, il faut regarder où et comment la contamination se produit réellement.
    ​Voici 3 points clés pour y voir plus clair :
    ​Le vrai problème : le stockage, pas la récolte
    L’aflatoxine n’est pas un problème de semences ou de culture dans la Vallée du fleuve Sénégal. C’est une toxine produite par des moisissures qui prolifèrent après la récolte (chaleur, humidité, mauvais séchage et stockage inadéquat). Le riz peut quitter le champ parfaitement sain et se dégrader au fil de la chaîne de distribution.
    ​Un rapport scientifique, pas de simples rumeurs
    L’alerte ne vient pas de « journalistes en quête de buzz », mais d’une étude menée par le Comité National du Codex Alimentarius, appuyée par la FAO et analysée par l’ITA (Institut de Technologie Alimentaire). Ce sont les experts scientifiques du pays eux-mêmes qui ont tiré la sonnette d’alarme sur des échantillons ciblés (notamment dans la restauration de rue à Dakar).
    ​La bataille des normes et de la communication
    ​La réalité du terrain : La chaîne de distribution et de conservation urbaine présente des failles bien réelles.
    ​La réaction du Ministère : En rappelant que la valeur maximale (18,6 µg/kg) reste sous la norme internationale du Codex (20 µg/kg), l’État cherche avant tout à éviter la panique et à protéger la filière locale.
    ​En résumé :
    Le M. Feugue Diaye cherche désespérément à rassurer sur le respect des normes légales globales du marché, tandis que l’étude de la FAO pointe un risque sanitaire concret lié aux conditions de stockage en ville.
    ​Deux approches d’un même problème. Mais M. le Ministre, l’urgence d’améliorer la chaîne de conservation post-récolte reste primordiale pour protéger le consommateur. Place à l’action concrète, pas aux discours de sapeurs-pompiers du numérique et aux démentis de surface !

Laisser un commentaire