Accusée de xénophobie, l’Afrique du Sud propose un dialogue continental pour élargir le débat

L’Afrique du Sud propose un « grand dialogue continental sur la migration » afin de discuter des causes profondes de ce rejet et de bâtir une approche continentale commune. C’est ce qu’a annoncé le département sud-africain des Relations internationales, alors que le pays est sous le feu des critiques pour des violences xénophobes.

Ces violences, qui ont fait plusieurs morts et des dizaines de milliers de déplacés, ont tendu les relations avec des pays comme le Ghana et le Nigeria. Pretoria refuse pourtant de parler de « xénophobie » et prône une réflexion à l’échelle continentale pour ne pas être le seul pays pointé du doigt.

Selon RFI, le ministre sud-africain des Affaires étrangères craint que le continent ne débatte uniquement de la situation sud-africaine. L’objectif est donc d’élargir le débat aux migrations dans toute l’Afrique, évitant ainsi une stigmatisation de la nation arc-en-ciel.

La pression s’exerce également du côté sénégalais. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a condamné ces actes en les qualifiant de « contraires au panafricanisme et à l’humanisme », a rapporté Sud Quotidien. De son côté, Gorée Institute, centre de recherche panafricain basé à Dakar, a interpellé l’Union africaine et les Nations Unies face à la recrudescence des exactions.

Ces violences ont déjà des conséquences concrètes. En mai dernier, un commerçant nigérian installé depuis vingt-cinq ans à Johannesburg confiait à Senego qu’il préférait perdre tout ce qu’il avait construit plutôt que de risquer sa vie.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Laisser un commentaire