Le Réseau des cadres de Sénégal Bi Ñu Bokk (RC-SBNB) demande aux autorités sénégalaises de clarifier les contreparties de l’accord technique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI).
Cette organisation politique, dirigée par l’ancien maire de Dakar Barthélémy Dias, reconnaît une avancée dans ce partenariat attendu depuis deux ans. Elle réclame toutefois des informations précises sur les engagements de l’État et sur les modalités d’une éventuelle restructuration de la dette. Les discussions en vue d’un nouveau programme de financement ont débuté en octobre 2025, lors des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Une mission du Fonds séjourne actuellement à Dakar pour négocier ce nouvel accord.
Les interrogations portent notamment sur l’accord entre le FMI et le Sénégal et sur le prix que les populations pourraient avoir à payer. La question des carburants concentre une partie des inquiétudes. Le FMI écarte une suppression immédiate des subventions, alors que leur coût est passé de 1,1 % à 3 % du PIB. La mission conduite au Sénégal par Vera Mercedes devra donc préciser les trajectoires retenues et leurs effets sur les ménages.
Le mouvement d’opposition situe cette demande dans un contexte marqué par le poids de la dette et la dégradation de la signature financière du pays. Il évoque également « deux années perdues » et appelle à davantage de transparence dans la conduite du dossier. Selon Senenews, le RC-SBNB cite parmi les préoccupations des ménages les tarifs du carburant, du Woyofal, des denrées de première nécessité et des transports. Il annonce qu’il suivra l’application des engagements pris avec le FMI et s’opposera à toute mesure susceptible d’aggraver les difficultés économiques des familles sénégalaises.
Le réseau demande aussi le respect du calendrier électoral.
