Le Président Abdoulaye Wade a soufflé ce jour ses cent bougies. Un cap symbolique qui révèle un paradoxe saisissant : l’homme est plus vieux que le pays dont il a façonné l’histoire. La République du Sénégal, qui n’a pas encore célébré ses soixante-dix ans d’indépendance, a en effet vu le jour sous les yeux de celui qui allait devenir l’un de ses plus illustres fils. C’est le Président Bassirou Diomaye Faye qui, au nom de la Nation, a rendu hommage au centenaire.
Dans un message empreint de solennité et de respect, le Chef de l’État lui a souhaité « un centenaire de paix, de sérénité et de lumière », avant d’élever une prière pour que Dieu lui accorde de longues années encore.
Le message s’est conclu sur un sobre et sincère « Jërëjëf », signé Bassirou Diomaye Faye, comme pour rappeler que derrière le protocole d’État, c’est aussi la reconnaissance d’un peuple tout entier qui s’exprimait.
Le post.
Le Président Abdoulaye Wade a cent ans aujourd’hui. La République du Sénégal, elle, n’en a pas encore soixante-dix – et découvre qu’elle est plus jeune que l’homme dont la vie se confond avec la sienne. Il l’a vue naître, et il a aidé à la faire grandir.
Au nom de la Nation tout entière, je souhaite au Président Abdoulaye Wade un centenaire de paix, de sérénité et de lumière, et je prie Dieu de nous le laisser longtemps encore.
Jërëjëf, Président Wade.
Deux Presidents qui n’ont pas d’etique politique. Ce fut l’époque d’une gouvernance marquée par la prolifération de scandales financiers, la banalisation des détournements de deniers publics et la promotion de responsables parfois davantage choisis pour leur loyauté politique que pour leur compétence ou leur sens de l’État.
Le fameux « quart bloquant » symbolise encore aujourd’hui, dans l’imaginaire politique sénégalais, cette volonté permanente de verrouillage du pouvoir et de conservation des privilèges institutionnels au mépris de l’esprit démocratique.
Sous ce régime, plusieurs dérives se sont aggravées :
affaiblissement des contre-pouvoirs,
personnalisation excessive du pouvoir,
népotisme,
et montée d’une culture de l’impunité administrative et politique.
Beaucoup de citoyens ont eu le sentiment que certaines institutions publiques servaient davantage les intérêts d’un clan politique et familial que ceux de la nation tout entière.
Le Sénégal mérite mieux qu’une nostalgie construite autour d’un système qui a largement contribué à normaliser les pratiques que le peuple dénonce encore aujourd’hui :
la prédation des ressources publiques,
l’arrogance des élites politiques,
et la confiscation progressive de l’État par des réseaux d’influence.