À Washington, Faye et Georgieva veulent accélérer l’approbation du programme FMI de 2,2 milliards

Comment accélérer l’approbation du programme FMI Sénégal destiné à accompagner les réformes économiques et financières de 2026 à 2029 ? À Washington, selon Aip, le président Bassirou Diomaye Faye et la directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, ont affiché cette volonté lors de leur rencontre du 15 septembre 2026.

Cette réunion s’est tenue après l’accord conclu au niveau des services le 1er septembre entre Dakar et l’institution financière, à l’issue d’une mission du FMI menée au Sénégal du 19 août au 1er septembre sous la conduite de Mercedes Vera Martin. Le futur dispositif, prévu pour 36 mois, doit soutenir le programme de réformes du Sénégal sur la période 2026-2029.

Les deux responsables ont salué le travail déjà réalisé et souhaitent que le dossier soit transmis rapidement au Conseil d’administration du FMI. L’accord représente environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 243 milliards de FCFA. Son approbation intervient alors que le Fonds a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour le Sénégal, ramenée à 2,2 % en 2026, ce qui renforce l’enjeu d’un soutien financier tout en accentuant la pression sur l’exécution des réformes.

Le dossier s’inscrit aussi dans une évolution de la position des autorités. En août 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko déclarait que le Sénégal n’avait pas besoin du FMI. Un an plus tard, le financement négocié avec l’institution est au cœur des priorités examinées par le Conseil des ministres du 2 septembre 2026, aux côtés des Jeux olympiques de la jeunesse de 2026, du pouvoir d’achat, de l’emploi et des préparatifs scolaires.

Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à renforcer les finances publiques, à améliorer la viabilité de la dette et à stimuler l’investissement privé. Les mesures envisagées portent notamment sur la mobilisation des recettes, la maîtrise des dépenses publiques, la gestion de la dette, la transparence budgétaire et l’amélioration du climat des affaires.

Le chef de l’État a également insisté sur la protection des ménages vulnérables et le maintien des dépenses sociales ainsi que des investissements prioritaires. Cette exigence rejoint l’appel du Carrefour citoyen des Républicains unis de Bounama Tall, qui accueille favorablement l’accord avec le FMI mais demande que ses effets ne pèsent pas sur les ménages. Le gouvernement a par ailleurs annoncé la poursuite du règlement des arriérés dus aux entreprises privées afin de soutenir leur trésorerie, l’emploi et l’investissement.

Le programme reste toutefois conditionné à l’approbation de la direction et du Conseil d’administration du FMI, à l’application de mesures correctives et à l’obtention des assurances de financement nécessaires.

La consolidation de la couverture maladie universelle figure parmi les priorités sociales évoquées par la Présidence sénégalaise.

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Un commentaire

  1. Tout accord doit recevoir l’approbation des deputes avant signature sinon de par la Constitution, cela n’engage le Senegal ( parait il), le FMI doit faire ses propres investigations avec ses juristes et ne faire de la politique.

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