Environ 6,86 millions d’hectares des terres du Sénégal sont dégradés, soit 34 % de la superficie totale. Face à cette dégradation, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Bacary Sarr, a plaidé pour que le Sénégal associe les technologies de l’information et de la communication (TIC) aux savoirs endogènes afin de mieux protéger ses forêts.
Dimanche 9 août, à Passy (département de Foundiougne), il présidait la 43e Journée nationale de l’arbre. « Les enjeux liés à la préservation de l’environnement sont technologiques. En les connectant aux savoirs endogènes des communautés, on pourra mieux préserver l’environnement », a-t-il déclaré, rapporte Agenceecofin.
Le pays fait face à une pression continue sur ses ressources forestières. Selon un rapport de la FAO publié en octobre 2025, le Sénégal a perdu en moyenne 15 500 hectares de forêts par an au cours de la dernière décennie. Et la situation ne s’améliore pas : au niveau national, le plan décennal de foresterie 2026-2035 anticipe encore une perte annuelle de 11 500 hectares.
Pour inverser la tendance, les autorités misent aussi sur la technologie spatiale. Le Sénégal prévoit de lancer en 2026 le nanosatellite Gaindesat-1B, destiné notamment à la collecte de données environnementales et à l’imagerie.
À l’échelle internationale, des experts des Nations unies ont souligné en avril 2026 que l’intelligence artificielle, couplée aux savoirs autochtones, peut aider à prévoir les impacts climatiques et à surveiller la déforestation. Une étude publiée en 2025 sur Oxford Academic insiste toutefois sur la nécessité d’associer les communautés locales à la conception de ces outils numériques pour éviter l’appropriation de leurs connaissances.
La 43e Journée nationale de l’arbre, présidée par Bacary Sarr, s’est tenue à Passy dans la région de Fatick.
