Comment le deuxième khalifat général des Mourides a-t-il contribué à l’essor de Touba ? À l’occasion du 58e anniversaire du rappel à Dieu de Serigne Fallou Mbacké, prévu le 6 août 2026, son parcours et son héritage sont revisités.
Né en 1889, le fils de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, a grandi dans un environnement consacré à l’instruction religieuse, à la piété et au service d’Allah. Il a notamment reçu l’enseignement du Coran et des sciences religieuses dès son jeune âge.
Après le décès de son frère Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké en 1945, il a pris la direction de la Mouridiyyah. Son magistère, qui a duré vingt-trois ans, a commencé dans un contexte marqué par la pauvreté et la famine, avant qu’un renouveau ne soit attribué à ses prières et à son sens des responsabilités (dakar92).
En 1947, il a institué le premier Grand Magal de Touba. Sous sa conduite, la cité religieuse a aussi connu le lotissement de Touba en 1959, le renforcement de l’accès à l’eau potable grâce à la construction de nombreux puits, ainsi que des améliorations dans l’approvisionnement en électricité et les infrastructures sociales.
La Grande Mosquée de Touba a été inaugurée le 7 juin 1963, après plus de trente ans de travaux. La première pierre avait été posée le 4 mars 1932, dans le prolongement du projet porté par Cheikh Ahmadou Bamba.
Sur le plan éducatif, un daara a été créé à l’intérieur de la grande mosquée pour l’apprentissage du Coran et la transmission des valeurs islamiques. La lecture quotidienne du Saint Coran y a également été instituée.
Le deuxième khalife a par ailleurs fondé Ndindy en 1913, un village qui fait aujourd’hui partie de la commune de Touba, afin d’offrir à des disciples la possibilité d’y effectuer un séjour spirituel. Il a aussi créé le marché Ocass et fondé de nombreux villages dans le cadre d’une politique agricole destinée à soutenir la mosquée et la solidarité sociale.
Rappelé à Dieu le 6 août 1968, il a dirigé la confrérie mouride pendant vingt-trois années.
