Cheikh Ahmadou Bamba : 99 ans après son rappel à Dieu, son héritage spirituel demeure intact

Un héritage spirituel toujours vivant

Que reste-t-il de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, près d’un siècle après sa disparition ? Le Sénégal commémore ce 19 juillet 2026 le 99e anniversaire de son rappel à Dieu. Serigne Touba s’est éteint le 19 juillet 1927 à Diourbel, laissant derrière lui une communauté de fidèles qui n’a cessé de croître.

Fondateur de la confrérie mouride en 1883, il a prôné un islam fondé sur la foi, le travail, la discipline et la quête du savoir. Son opposition pacifique à la colonisation française lui a valu l’exil au Gabon et en Mauritanie, mais n’a pas entamé son engagement spirituel. Selon Senegal7, son influence reste marquante : Touba, la ville sainte qu’il a bâtie, est aujourd’hui un pôle religieux de premier plan en Afrique, et le Grand Magal y attire des millions de pèlerins chaque année.

Un fait moins connu a récemment refait surface grâce au travail de l’architecte et archiviste à la retraite Atoumane Ndiaye. Celui-ci a exhumé un document attestant que Cheikh Ahmadou Bamba aurait versé, en 1927, une contribution volontaire de 500 000 francs CFA à la France. Cette pièce d’archive, présentée à Touba, témoigne de la complexité du personnage et de son rapport pragmatique avec l’administration coloniale, tout en conservant une posture de résistance spirituelle.

Des valeurs qui façonnent la société

Près d’un siècle après sa mort, les principes de Serigne Touba continuent d’imprégner la société sénégalaise. Le travail, la discipline et l’amour du savoir restent des piliers pour les millions de mourides, au Sénégal comme dans la diaspora. Cette commémoration du 99e anniversaire est l’occasion pour de nombreux fidèles de méditer sur cet héritage.

Atoumane Ndiaye insiste sur la nécessité de transmettre cette histoire aux jeunes générations. « Voilà un exemple qu’il faut perpétuer. Pour le perpétuer, il faut en faire un enseignement », a-t-il plaidé, cité par Senegal7.

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Un commentaire

  1. Effectivement tout est complexe.

    On nous vend le fait qu’il fut un résistant farouche à la colonisation et voila qu’on apprend , qu’il a non seulement fourni un contingent de 550 soldats (dont le fils ainé de ibra fall, Falilou fall) au colons dans sa guerre en 1918, mais il appuya le colon aussi financièrement.
    Le colon lui vendit le sol de touba (Titre foncier que MABA et OUMAR al foutihou n’auraient jamais accepté) et le colon lui donna l’autorisation de construire sa mosquée ( remis à Serigne Mbacké bousso).

    Parfois , on ne comprend plus. Pourquoi le senegalais aime être mystifié par des conteurs.

    Malgre tout, Merci BAMBA, Merci MAODO, merci Limamou, merci Oumar foutihou , merci Baye niass

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