Les 55 millions de dollars évoqués dans le dossier Yakaar-Teranga constituent-ils une somme due à l’État ou un engagement de dépenses ? La question divise désormais les responsables concernés, alors qu’une mission de l’Inspection générale d’État (IGE) doit examiner la chaîne des décisions.
Lors de sa Déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a fait état de « manquements à corriger » après le retrait de la compagnie américaine Kosmos Energy du bloc gazier situé au large de Cayar. Selon lui, le recouvrement des indemnités attendues à l’expiration du contrat, en juillet 2026, pourrait représenter environ 30 milliards de francs CFA. Il a également évoqué l’effacement d’une dette de plus de 30 milliards de francs CFA au profit de Cosmos, un élément qui élargit la controverse au-delà du seul montant de 55 millions de dollars.
Cette séquence a conduit l’économiste Ibnou Soungoufara à réclamer la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin d’établir les conditions dans lesquelles ces sommes auraient été abandonnées ou non recouvrées. Elle intervient alors que, le 22 avril 2026, le Sénégal a récupéré sans payer le bloc gazier Yakaar-Teranga.
Le montant de 55 millions de dollars est toutefois contesté par Alioune Guèye, ancien directeur général de Petrosen. Il affirme que « personne ne doit 55 millions de dollars à l’État » et explique qu’il s’agit plutôt d’un minimum de dépenses prévu pendant la période de prorogation consacrée aux études de développement. Comme l’écrit xalimasn, l’ancien responsable oppose ainsi un engagement financier à une créance exigible.
Le différend renvoie à l’origine juridique du partenariat. Le contrat de recherche et de partage de production (CRPP) avait été signé le 17 janvier 2012, avant l’adoption des décrets d’approbation n°2012-596 et n°2012-597, le 19 juin de la même année. À l’époque, l’IGE avait demandé à Macky Sall de ne pas signer le décret, estimant que cette approbation violait l’article 08 du code pétrolier. La mission actuellement engagée devra donc examiner non seulement les dépenses et les indemnités invoquées, mais aussi la régularité des décisions qui ont encadré le bloc.
Cette interprétation a alimenté les demandes d’éclaircissement de plusieurs acteurs de la société civile, qui souhaitent notamment que l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) examine le dossier. Une mission de l’IGE, engagée sur instruction du chef de l’État, doit reconstituer les décisions prises et établir les responsabilités éventuelles.
Le montant contesté figure dans l’article 4 du décret n°2024-713 du 13 mars 2024.

COSMOS ! Toujours Cosmos ( Petrotim , sama 400 000 F toujours non récupéré) champion du monde de la corruption. Pourquoi s’étonner que les Pays africains pétroliers depuis nos indépendances ne sont pas devenus des Pays émergents comme ceux du Golfe, aussi pauvres qu’eux vers les années 50.
On Lui a donne des documents sans quil ne Les Lise Mon Cher premier ministre