Visée par des menaces israéliennes, l’instance dirigeante iranienne valide un profil déjà ciblé par Donald Trump

L’instance cléricale chargée de désigner le nouveau guide suprême de l’Iran a trouvé un consensus. Près d’une semaine après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei lors d’une frappe ciblée à Téhéran, le processus de succession touche à sa fin, malgré un contexte sécuritaire extrêmement tendu marqué par des avertissements directs de l’armée israélienne.

Selon les informations d’Al Jazeera, l’Assemblée des experts, composée de 88 membres et seule habilitée par la Constitution à nommer le guide suprême, s’est accordée sur une décision majoritaire. L’ayatollah Mohammad-Mahdi Mirbagheri a confirmé qu’une « opinion décisive et unanime » a été arrêtée, bien que « certains obstacles » liés à la procédure doivent encore être résolus. Un autre membre de l’institution, Hojjatoleslam Jafari, a souligné que ce retard dans l’officialisation du troisième guide de la Révolution est « amer et non désiré », espérant une conclusion rapide pour clore ce chapitre.

Ces complications procédurales découlent directement de la situation militaire. Dimanche, l’armée israélienne a publié un message en persan sur le réseau social X, menaçant de cibler toute personne participant à une éventuelle réunion de sélection du successeur. Face à cette situation, l’ayatollah Mohsen Heidari Alekasir a précisé qu’une rencontre en présentiel pour un vote final n’était pas envisageable dans les conditions actuelles. L’Iran reste en effet plongé dans un conflit régional élargi, marqué par des frappes israélo-américaines meurtrières et des ripostes iraniennes continues.

Le choix du candidat s’est appuyé sur une recommandation laissée par Ali Khamenei avant sa mort le 28 février dernier. Ce dernier avait conseillé que le futur dirigeant soit une figure « détestée par l’ennemi » plutôt que louée. L’ayatollah Heidari Alekasir a indiqué que ce critère s’est vérifié de manière explicite lorsque le président américain Donald Trump a publiquement qualifié d’« inacceptable » l’éventualité de voir Mojtaba Hosseini Khamenei, le fils du défunt guide suprême, prendre la tête du pays.

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