Violences politiques : Macky Sall invoque l’amnistie, Seydi Gassama conteste

L’ancien président Macky Sall a relancé le débat sur les violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Lundi, à New York, il a estimé que ces événements étaient désormais « couverts par une loi d’amnistie », une déclaration qui suscite de vives contestations au sein de la société civile. L’un de ses membres dénonce une impunité, tandis que l’ancien chef de l’État justifie cette amnistie.

Parmi les voix critiques, Seydi Gassama, directeur exécutif de la section sénégalaise de Amnesty International, conteste la lecture de l’ancien chef de l’État. Selon lui, les dispositifs juridiques adoptés sous le régime de Macky Sall visaient avant tout à contenir l’opposition.

« Les lois sur le terrorisme adoptées par le président Macky Sall en juin 2021, qui ont été critiquées par Amnesty et Human Rights Watch, n’avaient qu’un seul but : criminaliser le mouvement de contestation de l’opposition dont tous les leaders ont été poursuivis de cette infraction », a-t-il affirmé sur X.

Au-delà de la question sécuritaire, Seydi Gassama remet également en cause les motivations de la loi d’amnistie. « Tout laisse croire qu’en plus de garantir l’impunité aux auteurs des meurtres de manifestants et aux commanditaires, la loi d’amnistie visait à éviter que le candidat de l’opposition, dont le parrainage a été validé le 9 janvier 2024, ne soit élu en prison », a-t-il ajouté.

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