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VIH/Sida : la situation épidémiologique reste maîtrisée, selon Pr Souleymane Mboup

  • Aliou FAMA Aliou FAMA

La situation épidémiologique du VIH/Sida reste « bien maîtrisée », selon le responsable du Comité de surveillance et d’évaluation de la maladie au Sénégal, Pr Souleymane Mboup, interrogé par la presse, mercredi, en marge de l’atelier de restitution des résultats de l’étude pilote de notification des cas du VIH.

‘’On maîtrise bien notre situation épidémiologique, et le Sénégal est un des exemples de pays à avoir un système des plus performants de la surveillance. Souvent, il y eu des doutes sur les résultats, mais nous travaillons en partenariat avec les groupes les plus réputées en la matière’’, a-t-il souligné. Il a cité le CDC aux Etats-Unis qui est la référence en matière de surveillance épidémiologique.

‘’Les chiffres que nous avons au Sénégal sont des chiffres extrêmement fiables’’, a déclaré Pr Souleymane Mboup, rappelant que ‘’la surveillance a été menée très tôt au Sénégal et surtout de manière régulière’’.

‘’Le Sénégal est l’un des rares pays qui a eu à mettre en place un programme de surveillance depuis l’année 1989 et à le mener régulièrement’’, a-t-il ajouté.

Cette surveillance épidémiologique est importante, parce qu’ elle fournit les informations qui permettent d’adapter les stratégies mises en place dans la lutte contre le Sida, renseigne Pr Souleymane Mboup.

Ainsi, toutes les activités de prévention et de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida ont été menées sur la base de résultats de surveillance obtenues par le comité.

Les méthodes de surveillance ont évolué avec d’abord les méthodes de première génération, par sites sentinelles, qui ont permis d’avoir une idée sur le VIH au Sénégal.

Ensuite, il y a eu une surveillance de seconde génération, qui combine la surveillance biologique et la surveillance des comportements, pour voir s’ils sont en relation avec les différents niveaux d’infection, a expliqué Pr Mboup.

‘’Il y a eu des surveillances ponctuelles sur des groupes à risques ou groupes clés, tels que les professionnels du sexe, les hommes ayant des rapports avec des hommes et même les usagers de drogue’’, a-t-il ajouté.

Pour cette raison, il souligne que ‘’le Sénégal est l’un des pays qui a le spectre de surveillance le plus complet et le plus régulier, ce qui a lui a permis de toujours connaître la situation épidémiologique du VIH/Sida’’.

‘’C’est une situation d’épidémie concentrée avec une prévalence faible dans la population générale (7%), mais élevée dans ces groupes passerelles’’, a-t-il précisé.

Ces deux dernières années, il y a eu un plus dans la surveillance, à savoir la notification des cas, qui est l’identification des personnes qui vivent avec le VIH, selon le directeur de la Santé, Dr Papa Abdoulaye Diack, venu représenter le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

Ainsi, la mise en place d’un système efficient de notification des cas permettrait au programme national d’avoir les informations sur les personnes infectées par le VIH à n’importe quel stade de l’infection, a-t-il dit.

Pour le directeur de la Santé, Dr Abdoulaye Diack, ‘’les données de surveillance sentinelles ont été fondamentales pour susciter une riposte précoce’’.

Un système de notification a été mis en place avec huit autres pays de la sous-région lors d’une réunion tenue à Dakar en 2012.

Le Sénégal est le seul pays à avancer dans ce sens, en mettant une phase-pilote dans trois régions (Dakar, Kaolack et Ziguinchor).

L’objectif de l’atelier est de partager les résultats de cette phase pilote et voir les possibilités d’étendre ce système de notification au Sénégal.

L’ONUSIDA est très intéressée par ce système pour l’expérimenter au niveau d’autres pays, a-t-on appris de son directeur régional Afrique de l’Ouest et du Centre.

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