Les politiques visant à tarir les sources de financement de l’organisation des Frères musulmans se sont transformées en une « stratégie d’asphyxie » systématique, destinée à démanteler l’« infrastructure » que le mouvement a bâtie pendant des décennies en Occident et dans les foyers de conflit régionaux.
Au cours de son expansion en Occident, le mouvement s’est appuyé sur la mise en place d’un réseau économique complexe, combinant investissements légitimes, associations caritatives et sociétés-écrans, contribuant ainsi à renforcer son influence, notamment auprès des couches les plus vulnérables de la population.
Cette situation a toutefois suscité une mobilisation des pays occidentaux, après que des rapports de renseignement et de sécurité ont révélé l’ampleur de la pénétration de cette organisation au sein de la société et ses efforts constants pour créer une société parallèle, dans le cadre de ce que certains désignent comme l’objectif d’« islamisation de l’Europe ».
Dernier développement notable en la matière, le Parlement européen a adopté, le jeudi 8 de ce mois, à une écrasante majorité de 381 voix contre 167, avec 15 abstentions, une résolution appelant à l’élaboration d’une stratégie et d’une méthodologie d’action communes pour surveiller « l’infiltration des Frères musulmans ».
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La résolution prévoit l’identification des indicateurs d’opacité des financements et de l’existence d’entités parallèles au sein des États membres de l’Union, ainsi que la nécessité de poursuivre les entités liées aux Frères musulmans et leurs cellules opérationnelles dans les pays de l’Union européenne.
Le Parlement européen appelle à empêcher l’accès aux fonds publics européens des réseaux dont l’implication dans des activités extrémistes est établie, ainsi qu’à révéler leurs liens institutionnels et financiers transfrontaliers et à examiner les sources de financement des entités et institutions liées à l’organisation, dans le but de les « isoler » du système financier mondial.
Le vote du Parlement ne signifie toutefois pas que les Frères musulmans, ou l’une des entités qui leur sont liées, seront automatiquement inscrits sur la liste européenne des organisations terroristes. L’adoption de telles mesures demeure soumise à des conditions juridiques et à des procédures institutionnelles précises.
L’importance de cette initiative
Cette initiative permettrait d’examiner les fondements juridiques sur lesquels l’Union européenne pourrait s’appuyer pour inscrire des personnes et des entités spécifiques sur une liste. Parallèlement, les éléments liés à cette démarche indiquent qu’un groupe de députés favorables à la résolution entend adresser des mémorandums à la présidence irlandaise du Conseil de l’Union européenne et au commissaire européen aux Affaires intérieures, Magnus Brunner, afin de réclamer le lancement de la collecte des dossiers nationaux disponibles concernant des entités et des personnalités liées à l’organisation.
L’inscription de toute personne ou entité nécessite un dossier fondé sur une décision émanant d’une autorité compétente d’un État membre ou d’un pays tiers, portant sur l’ouverture d’une enquête, l’engagement de poursuites ou le prononcé d’une condamnation en lien avec un acte terroriste.
Cette initiative pourrait également ouvrir la voie à une actualisation des règles du registre européen de transparence, afin que les entités concernées fournissent des informations plus détaillées avant leur accréditation ou leur participation à des événements officiels ou à des activités impliquant des échanges avec les institutions de l’Union. Une telle évolution pourrait permettre de révéler les conflits d’intérêts ou la dissimulation des bénéficiaires effectifs, sans attendre le stade de l’adoption de mesures de sécurité plus strictes.
Un rapport des services de renseignement français avait révélé, en mai 2025, le financement d’une pensée idéologique convergeant avec celle des organisations terroristes radicales et fédérée sous différentes bannières. Cette révélation avait provoqué une mobilisation au plus haut sommet du pouvoir dans le pays, tandis que le Parlement français avait appelé le Parlement européen à inscrire les Frères musulmans sur les listes des organisations terroristes.
Tarir les sources de financement
Cette démarche pourrait contribuer à tarir les sources de financement des Frères musulmans et à exercer une pression sur leurs réseaux économiques, après que le mouvement eut investi dans le « soft power » au sein des capitales occidentales, en constituant un réseau d’organisations de défense des droits humains et d’associations étudiantes servant de relais d’influence.
Au milieu de l’année en cours, le gouvernement suédois a ouvert la voie à un renforcement sans précédent du contrôle des financements étrangers destinés aux communautés religieuses et aux associations à but non lucratif, après qu’une enquête gouvernementale eut révélé des flux financiers de plusieurs milliards de dollars vers des institutions religieuses et civiles dans le pays, sur fond de craintes croissantes quant à l’utilisation de ces fonds pour renforcer l’extrémisme ou servir les intérêts de puissances étrangères.
Les médias suédois ont évoqué des associations, des écoles et des fédérations éducatives dont certaines sont soupçonnées d’être liées à des réseaux proches des Frères musulmans. Ces institutions sont notamment accusées d’être utilisées pour bâtir une influence à long terme au sein de la société suédoise. Le ministre suédois de la Justice, Gunnar Strömmer, a déclaré que les autorités suédoises cherchaient à protéger la « société libre et ouverte », la démocratie et les libertés fondamentales. Il a toutefois souligné, dans le même temps, que l’État devait disposer d’outils efficaces pour faire face aux acteurs qui cherchent à saper le système démocratique ou à construire des structures parallèles au sein de la société.
Les données officielles montrent que les communautés religieuses en Suède ont reçu l’équivalent d’environ 370 millions de dollars en provenance de l’étranger entre 2020 et 2025, tandis que les associations à but non lucratif, les institutions et les organismes exerçant des activités humanitaires, éducatives et religieuses ont perçu environ 2,2 milliards de dollars au cours de la même période.
Une étape préliminaire au démantèlement
Le tarissement des sources de financement des Frères musulmans revêt une importance capitale et constitue une étape préparatoire au démantèlement des structures du mouvement, notamment après le recul de certaines sources traditionnelles de financement et l’intensification des mesures visant à poursuivre les fonds liés à l’organisation.
Dans ce contexte, Tarek Abou el-Saad, chercheur spécialisé dans les mouvements terroristes, affirme que « les efforts visant à tarir les sources de financement ont effectivement entraîné une diminution des fonds dont dispose le mouvement par rapport aux périodes précédentes ». Il souligne toutefois que cela « n’a pas mis fin aux flux financiers, compte tenu de la capacité de l’organisation à rechercher d’autres canaux pour faire circuler ses ressources et financer ses activités ».
Dans des déclarations à la chaîne Extra News, il estime que « l’économie souterraine et les entreprises transnationales constituent l’un des circuits qui nécessitent un suivi accru », soulignant « la possibilité de faire transiter des fonds par des sociétés offshore et des sociétés-écrans, ainsi que de tirer parti d’activités économiques et d’investissement dans différents pays et régions ».
Il a indiqué que « certains États américains ont commencé à examiner les mouvements de fonds liés aux Frères musulmans, parallèlement à des démarches similaires dans des pays européens, ce qui pourrait imposer des restrictions supplémentaires à la capacité de l’organisation à accéder à ses ressources et à les faire circuler ».
Des observateurs soulignent que le renforcement du contrôle des entreprises, des structures-écrans et des circuits transfrontaliers accroît le coût des opérations financières et rend plus difficile le maintien des flux de capitaux.
L’organisation s’est appuyée sur la mise en place d’un système financier complexe, reposant sur des entités économiques, des sociétés et de multiples structures-écrans, afin de garantir des sources de financement continues destinées à soutenir ses activités organisationnelles et médiatiques. Cela confirme que la traque de ces réseaux permet de mettre au jour la véritable structure sur laquelle le mouvement s’appuie pour assurer son maintien.
Des centres de recherche et d’études en matière de sécurité soulignent que la lutte contre les organisations terroristes ne se limite pas au seul volet sécuritaire, mais nécessite également le démantèlement des sources de puissance économique et médiatique sur lesquelles elles reposent. Ils insistent sur le fait que le tarissement des financements constitue une étape essentielle pour mettre fin à la capacité des groupes extrémistes à perdurer.




✒️ comme les occidentaux que les Pays à Majorité Musulmane se liguent et combattent »le fmi » notre soit disant {créancier}, monsieur fmi-soul-bu-Kîî-soulli-bu-kîî ne fait que nous appauvrir depuis sa création✒️
✒️✒️✒️✒️✒️LIL MOUNTAKHA AS SEYYIDIL KAWNEYNI✒️✒️✒️