Les masters et grossistes du secteur du transfert d’argent au Sénégal ont tenu une assemblée pour redéfinir leurs perspectives et alerter les autorités sur plusieurs difficultés signalées dans leurs agences. Au centre des échanges, la sécurité de leurs points de service, présentée comme une urgence par ces opérateurs qui gèrent quotidiennement des flux financiers importants.
D’après IGFM, l’association regroupant ces acteurs affirme que les agences sont de plus en plus exposées à des braquages et à des arnaques sophistiquées. Le porte-parole du regroupement a également mis en cause la réponse publique après les attaques. « Nous attendons de l’État plus de sécurité dans nos points, des patrouilles régulières et surtout une meilleure diligence des enquêteurs. En cas de braquage, il y a trop de lenteurs dans les procédures », a-t-il déclaré.
Les membres de l’association ont aussi soulevé une autre difficulté, liée cette fois à leur encadrement administratif. Lors de cette rencontre, une question a été posée : « Qui est notre ministre de tutelle ? » Selon les informations rapportées par IGFM, les masters et grossistes disent ne pas savoir clairement de quelle autorité ministérielle ils relèvent. Ils estiment que ce manque de visibilité freine la structuration du secteur et complique tout accompagnement spécifique de l’État.
Au-delà de la sécurité physique, les opérateurs ont listé des contraintes avec le système bancaire. Ils évoquent des lenteurs dans la mobilisation des ressources financières auprès des banques, avec des conséquences sur la fluidité des transactions. Ils appellent aussi à un renforcement de la coopération avec les institutions financières pour mieux sécuriser les opérations numériques.
L’association rappelle que le transfert d’argent constitue un secteur important dans l’économie nationale. Elle soutient qu’avec davantage de sécurité et un cadre institutionnel clarifié, les masters et grossistes pourraient renforcer leur participation à la création de richesses et d’emplois au Sénégal.
Les opérateurs disent désormais attendre un signal du nouveau gouvernement afin que les points de transfert d’argent, notamment dans les zones rurales, puissent fonctionner dans des conditions jugées plus sûres et mieux encadrées. La date de cette assemblée n’a pas été communiquée dans le contenu consulté.