La réserve naturelle urbaine de la Grande Niaye de Pikine, communément appelée Technopole, constitue un véritable refuge pour la biodiversité au cœur de Dakar. De passage sur le site ce dimanche, Shawn Baker, membre de l’ONG Helen Keller International et passionné d’ornithologie, a livré son regard sur ce patrimoine naturel encore méconnu de nombreux Dakarois. Il n’a pas manqué d’alerter sur les menaces qui pèsent sur cette réserve naturelle « magique », notamment en raison des constructions qui gagnent du terrain.
« Je suis là plutôt comme amateur d’oiseaux », explique-t-il à Senego ce dimanche. Pour cet Américain établi depuis plusieurs années à Dakar, le Technopole est un espace exceptionnel. « C’est vraiment un lieu magique au cœur de Dakar, qui est assez méconnu des Dakarois », souligne-t-il.
La richesse ornithologique du site semble particulièrement impressionnante. Après seulement 45 minutes d’observation, Shawn Baker affirme avoir identifié une trentaine d’espèces différentes. « Dans les oiseaux, on peut trouver des centaines d’espèces. Et ça varie selon les saisons », précise-t-il.
Au-delà de l’observation des oiseaux, il insiste sur l’importance écologique et sociale de cette zone humide. Le Technopole offre, selon lui, un espace permettant aux habitants de Dakar de renouer avec la nature et de respirer dans une ville souvent marquée par une forte urbanisation.
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Mais cette richesse naturelle est confrontée à plusieurs menaces. Shawn Baker dit avoir constaté la présence de nombreuses publicités ainsi que des projets de construction aux abords du site, une situation qu’il juge préoccupante compte tenu du statut de réserve de la zone.
« Je pense que c’est vraiment un devoir de tous les résidents de Dakar de faire mieux et de connaître cette zone magique et de la préserver », lance-t-il.
Le passionné d’oiseaux invite ainsi les Dakarois à découvrir davantage le Technopole, mais également d’autres espaces naturels du pays. Il cite notamment la réserve de faune de Guim, qu’il considère également comme un lieu privilégié pour observer les oiseaux et se reconnecter avec la nature.
Selon lui, les passionnés d’ornithologie restent encore peu nombreux au Sénégal, même si certains sont fortement engagés dans la découverte et la protection des oiseaux.
Le Technopole apparaît ainsi, selon le passionné d’oiseaux, comme un patrimoine naturel à mieux faire connaître et surtout à préserver.



