Tambacounda : trois déférés après une carte sénégalaise obtenue frauduleusement

Une carte nationale d’identité sénégalaise a conduit les enquêteurs de Tambacounda jusqu’à une procédure judiciaire engagée en 2025. Trois personnes, dont un ressortissant mauritanien, ont été déférées au parquet dans une affaire présumée de fraude à l’état civil, de faux et d’usage de faux.

L’affaire a commencé lorsqu’un homme d’origine étrangère s’est présenté à la Maison de justice de Tambacounda avec le document. Il a déclaré s’appeler Mactar Dicko, exercer comme commerçant et résider au quartier Pont. Les vérifications policières ont toutefois fait apparaître une autre identité, celle d’Al Khoutab Sidy Mohamed Mback Dicko.

Un jugement d’inscription au cœur du dossier

Les investigations ont établi que la pièce d’identité avait été délivrée à la suite d’un jugement autorisant une inscription rendu en 2025. Lors de son audition, l’intéressé aurait expliqué avoir reçu l’aide d’un certain D. M., rencontré à la mairie. Il lui aurait remis des copies des documents d’identité de ses parents ainsi qu’une somme destinée aux frais de procédure et à un « pourboire ».

Le mis en cause a également déclaré que son père serait Mauritanien et que sa mère serait Sénégalaise, cette dernière vivant en Mauritanie. Les policiers ont par ailleurs retrouvé dans sa chambre un acte d’état civil établi en 2025 et un extrait des minutes du greffe à son nom. Il aurait finalement reconnu être exclusivement de nationalité étrangère, tout en étant établi au Sénégal.

D. M. a affirmé avoir été sollicité par Hameth Dicko pour aider à obtenir un extrait de naissance pour son fils, qui n’aurait pas été déclaré. Il a expliqué avoir fourni une copie de sa propre pièce d’identité comme témoin et avoir reçu 1 500 FCFA pour le dossier, puis 5 000 FCFA après le jugement. Hameth Dicko soutient, de son côté, que sa carte lui avait été empruntée uniquement pour être photocopiée et nie être le père biologique de l’homme au centre de l’affaire.

Cette procédure intervient après le démantèlement, en janvier 2026 à Tambacounda, d’un réseau qui vendait frauduleusement des documents d’état civil sénégalais à des étrangers. Les forces de sécurité avaient alors saisi 219 photocopies de cartes nationales d’identité sénégalaises, tandis que des collusions impliquant plusieurs mairies étaient évoquées.

Les trois suspects ont été présentés au procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Tambacounda pour des faits présumés de faux, d’usage de faux et de complicité, rapporte senenews. La perquisition a notamment permis de retrouver un acte d’état civil portant le numéro 2933, établi après la transcription du jugement n° 6304 du 30 mai 2025.

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Un commentaire

  1. Les services de l’état, principalement les ministères de l’intérieur et des forces armées devraient être plus vigilantes dans cette partie du ( régions de Tambacounda, Saint-Louis, Kedougou, Matam, Kolda et Ziguinchor) principalement, portes d’entrée des immigrants. Ces dernières, profitant du manque de personnels et de moyens logistiques conséquents, entrent très facilement dans le pays, cela tous les jours, toutes les nuits.
    Il convient surtout de doter ces régions de moyens conséquents pour lutter farouchement contre cette immigration qu’on ne peut apprécier que quand on vit dans la banlieue dakaroise. Sans verser dans la xénophobie et le repli sur soi, il est temps de prendre en compte les déclarations de notre compatriote le député Tahirou Sarr, les analyser et leur trouver une application respectant la circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO. Le Sénégal est envahi de toutes parts, n’en déplaise à certains et mérite que des mesures hardies soient trouvées à ce phénomène qui prend de l’ampleur, créé des sentiments anticipé immigrants et qui risque d’exploser du jour au lendemain.
    J’invite les autorités en charge de ce secteur de prendre à bras le corps ces problèmes très sérieux. On ne chasse personne mais nous tenons à ce que les immigrés fassent l’objet d’identification, de recensement avec carte consulaire.
    Le sentiment anti- immigré se développe dans la banlieue dakaroise où habitent des Niferiens, congolais, nigeriens, beninois, togolais et principalement Guinéens au point que l’on se demande s’il reste encore des plus dans xe pays.
    Prenons au sérieux les déclarations du député SARR, cherchons des solutions urgentes. Quand des immigrés lors des compétitions africaines ou mondiales. Chanter, danser quand le Sénégal encausse un but. C’est inacceotable.

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