1 hectare de riz a constitué la première étape de la tournée de suivi de la campagne agricole 2026/2027 menée par le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage dans la région de Tambacounda.
Cheikhou Oumar Ba a estimé que les cultures se comportaient relativement bien dans certaines zones, même si les pauses pluviométriques préoccupent plusieurs producteurs. Il a rappelé que la campagne avait commencé tardivement et qu’elle pouvait connaître plusieurs interruptions des pluies.
Comme le rapporte l’APS, le ministre s’est exprimé lors d’une tournée organisée les 18 et 19 septembre dans l’Est du pays. Après Sinthiou Malème, la délégation a visité une parcelle de coton de 4 hectares à Saré Siby, dans la commune de Nétéboulou, ainsi qu’un champ de maïs de 50 hectares.
Les échanges avec les exploitants ont porté sur le déroulement de la campagne, les rendements attendus et les difficultés liées aux intrants, à la mécanisation et au déficit pluviométrique. Le maïs apparaît comme la culture la plus vulnérable, en raison de sa sensibilité au stress hydrique. Le ministre a toutefois indiqué que les semis précoces étaient arrivés à maturité, avec l’espoir d’obtenir des récoltes relativement correctes.
À cette pression liée à l’irrégularité des pluies s’ajoute le risque phytosanitaire. La chenille légionnaire a été signalée dans les départements de Kédougou et de Salémata, où le maïs et l’arachide sont déjà en floraison. Pour limiter les dégâts à un moment déterminant du cycle, la Direction de la Protection des Végétaux a mobilisé 120 litres de Sultan 480 EC pour Kédougou.
Le même constat a été évoqué pour le coton, le mil et le sorgho. Cheikhou Oumar Ba a aussi annoncé des efforts pour accélérer la disponibilité du niébé et de la pastèque, afin d’offrir des cultures alternatives aux producteurs.
La visite a également donné lieu à une rencontre de dialogue avec les acteurs des systèmes agro-pastoraux de la région. La tournée devait se poursuivre dans les départements de Goudiry et de Koumpentoum, avec notamment une parcelle d’arachide de 10 hectares à Koumpentoum.
À Thialène, dans la commune de Bamba Thialène, la délégation devait aussi visiter des parcelles de maïs de 7 hectares et d’arachide de 25 hectares.



