« Peu fiables » : c’est ainsi qu’un membre du groupe de travail décrit les repères naturels utilisés au début pour matérialiser la frontière entre le Sénégal et la Gambie. La première phase du bornage frontière Sénégal Gambie est désormais achevée sur près de 30 kilomètres, entre Dimbaya, dans le Kombo, et Kanao, dans le Foni.
Durant six semaines sur le terrain, les équipes ont réaffirmé des bornes héritées de la période coloniale, relevé des coordonnées géographiques et posé de nouveaux repères. L’exercice ne se limite pas à des relevés topographiques : il comprend aussi des recherches historiques, l’examen de documents et des vérifications. Le membre du groupe de travail a détaillé ces enjeux sur Voice Gambia, selon Kewoulo.
À la clôture de cette étape, les représentants sénégalais et gambiens ont signé neuf accords portant sur différents aspects des opérations. Ils prévoient notamment une fiche descriptive et une documentation détaillée pour chaque borne réaffirmée ou nouvellement installée. Des experts du Ghana et du Burkina Faso ont assisté aux travaux. Entre 1904 et 1905, des bornes en béton avaient été installées pour remplacer des repères jugés peu fiables.




