Le Sénégal et la Fondation Gates ont lancé à Dakar le Senegal AI Scaling Hub, un dispositif destiné à faire passer l’intelligence artificielle de l’expérimentation à des applications déployées à grande échelle. La santé et l’agriculture figurent parmi les secteurs ciblés.
Le Hub doit réunir chercheurs, start-up, entreprises et étudiants autour de solutions conçues localement. Selon les éléments rapportés par thieydakar, Boubacar Roger Thiam, directeur de la Promotion de l’Économie numérique et du Partenariat, a décrit un cadre de coordination des connaissances, des efforts et des moyens.
Cette initiative s’inscrit dans le programme Sénégal Digital Factory, rattaché au New Deal Technologique. Le Sénégal défend cette orientation aussi à l’échelle internationale : à Genève, le pays a co-présidé une session du Dialogue mondial sur l’intelligence artificielle consacrée aux opportunités, aux défis et aux fractures numériques. La délégation, conduite par le ministre des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, y a plaidé pour une IA inclusive, en mettant l’accent sur le renforcement des capacités, l’accès et les fondations numériques.
À Tokyo, lors d’une réunion du HAIP Friends Group, le Sénégal a également présenté sa vision d’une IA souveraine et responsable. Le Programme prioritaire n°8 s’appuie sur la Sénégal Digital Factory et sa composante phare, la Senegal AI Factory, pour développer les capacités nationales en intelligence artificielle et soutenir l’écosystème. Le Senegal AI Scaling Hub s’inscrit dans cette ambition : créer des outils conçus par des Sénégalais et susceptibles d’être déployés à l’échelle africaine, plutôt que de se limiter à l’utilisation de solutions existantes.
L'actualité du Sénégal dans votre poche
Téléchargez l'app gratuite et suivez l'info en temps réel.
Le partenariat avec la Fondation Gates repose sur trois volets. Le premier est le Senegal AI Scaling Hub. Le deuxième porte sur les infrastructures publiques numériques, avec la généralisation visée d’une identité numérique sécurisée pour chaque citoyen. Le troisième prévoit une unité d’exécution chargée de la gouvernance et du suivi des projets numériques de l’État.
Gabi Adotevi, Senior Program Officer DPI, a présenté l’identité numérique et les infrastructures publiques numériques parmi les axes de l’accord, aux côtés du hub consacré à l’intelligence artificielle. Il a indiqué que les effets de l’accompagnement devraient apparaître progressivement dans les prochaines années à travers les services numériques proposés aux populations.
Boubacar Roger Thiam a également invité les jeunes et les personnes âgées à s’inscrire et à acquérir ces compétences, en évoquant des recrutements dans de nouveaux métiers qui ne seront pas nécessairement « glamour ».





