Lors du 7ᵉ Forum de la coopération des médias sino-africains, le Sénégal a défendu un approfondissement de ses liens technologiques avec la Chine pour accompagner la transformation numérique des médias.
Représentant le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Bacary Sarr, le Secrétaire général du ministère, Mouhamadou Moustapha Thioune, a participé à une session consacrée à l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’audiovisuel. Nommé le 11 juin 2026 après Aliou Sall, Bacary Sarr a placé le dialogue et l’intelligence collective au cœur de la réponse aux défis des médias sénégalais, un cadre qui donne à ces coopérations technologiques une portée autant institutionnelle que sectorielle.
Son intervention a porté sur les équipements de production, les systèmes de diffusion et les outils d’intelligence artificielle. Selon lesoleil, le responsable sénégalais souhaite faire évoluer les échanges sino-africains vers un partenariat technologique plus stratégique.
La création de hubs africains pour l’intelligence artificielle figure parmi les propositions avancées. Cette orientation prend déjà forme avec la « Senegal AI Factory », dévoilée par le Sénégal à Tokyo lors de la réunion du « HAIP Friends Group ». Le dispositif vise à renforcer les capacités nationales en IA, à soutenir les startups, à intensifier la recherche appliquée et à former les talents locaux, dans le cadre du Programme Prioritaire n°8. Il donne ainsi un prolongement concret à l’ambition de faire émerger des plateformes africaines capables d’accompagner la mutation des médias.
Ces structures pourraient accueillir des activités d’innovation, de formation et de développement des compétences. Moustapha Thioune a aussi insisté sur la formation des journalistes et des professionnels de l’audiovisuel afin qu’ils puissent utiliser ces technologies.
Les échanges ont également abordé l’archivage numérique. Des dispositifs de stockage et de numérisation permettraient de conserver la mémoire audiovisuelle africaine et de mieux valoriser les productions du continent.
L’intelligence artificielle pourrait enfin être utilisée dans les industries cinématographiques africaines et chinoises, notamment pour diminuer les coûts de production et accélérer le montage ainsi que la postproduction.
