L’économie sénégalaise confirme son accélération. Selon les comptes nationaux provisoires de l’ANSD, le PIB réel a progressé de 6,5 % en 2025, après 6,3 % en 2024. Une performance largement portée par le secteur industriel et l’exploitation des nouvelles ressources pétrolières et gazières.
Le secteur secondaire s’impose comme le principal moteur de cette croissance, avec une hausse de 15,9 % de sa valeur ajoutée. L’ANSD souligne que cette dynamique est notamment liée à la progression de 62,5 % des activités extractives et de 49,4 % du raffinage pétrolier.
D’autres branches industrielles affichent également des performances positives, notamment le tabac (+15,4 %), les matériaux minéraux (+10,5 %) et les équipements électriques et électroniques (+9,8 %).
« Ce secteur est le moteur de la croissance, porté par une hausse de 62,5 % des activités extractives et de 49,4 % du raffinage de pétrole », souligne l’ANSD.
Le hors-hydrocarbures ralentit
Derrière cette forte croissance globale se cache toutefois une évolution contrastée. Le PIB hors hydrocarbures n’a progressé que de 2,4 %, contre 3,3 % en 2024. Cette évolution traduit le poids croissant des activités extractives dans la performance économique nationale.
Le secteur primaire retrouve, lui, des couleurs avec une croissance de 5,5 %, grâce notamment à l’agriculture (+7,4 %), à l’élevage (+5,3 %) et à la pêche (+2,8 %).
À l’inverse, le tertiaire ralentit nettement, avec une croissance limitée à 2,8 %, contre une contribution de 53,7 % au PIB en 2024. L’ANSD relève notamment une baisse de 17,5 % des activités spécialisées, scientifiques et techniques.
Les exportations bondissent, les investissements reculent
Du côté de la demande, les exportations de biens et services enregistrent une hausse spectaculaire de 30,7 %, principalement sous l’effet des expéditions d’hydrocarbures.
« Cette performance est principalement tirée par les expéditions d’hydrocarbures », précise l’agence statistique.
La consommation finale progresse également de 4,2 %, avec une hausse de 4 % pour les ménages et de 4,9 % pour les administrations publiques.
Mais le bilan fait apparaître un important recul de l’investissement. La Formation brute de capital fixe (FBCF), qui mesure l’investissement, chute de 13 %, sous l’effet notamment d’une contraction de 36,9 % de l’investissement public et de 6,5 % de l’investissement privé.
Au final, les chiffres provisoires de l’ANSD montrent une économie sénégalaise en forte croissance, mais dont la dynamique repose de plus en plus sur les hydrocarbures et l’industrie extractive, tandis que plusieurs composantes de l’économie traditionnelle et de l’investissement connaissent un ralentissement.






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