Après une croissance de 6,1 % en 2024, le Sénégal a confirmé son dynamisme économique en 2025 en atteignant un taux de 7,9 %, selon le dernier rapport de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). Cette performance place le pays en tête des économies les plus dynamiques de l’Afrique de l’Ouest.
Ce résultat exceptionnel repose sur deux piliers majeurs : le démarrage historique de la production de pétrole et de gaz, qui a renforcé les exportations et la valeur ajoutée du secteur extractif, et l’amélioration des performances agricoles. La BIDC qualifie désormais le Sénégal de « locomotive de l’UEMOA », soulignant que les hydrocarbures sont « le principal facteur de différenciation » dans l’espace ouest-africain.
Les données relayées par ndarinfo montrent que le Sénégal devance le Bénin (7,5 %) et le Niger (6,9 %), tandis que le Nigeria, première économie régionale, n’affiche que 4 % de croissance malgré une reprise pétrolière. L’amélioration de l’approvisionnement alimentaire et le recul de l’inflation ont également soutenu l’activité. Toutefois, l’institution avertit que le niveau élevé de la dette publique et les contraintes budgétaires pourraient limiter les investissements de l’État.
Après ce pic, la BIDC prévoit un ralentissement à 4,1 % en 2026, qu’elle décrit comme « une phase de normalisation après le choc positif des hydrocarbures ». Ce chiffre contraste avec la prévision de 2,2 % avancée par le Fonds monétaire international (FMI) en avril dernier, qui alertait déjà sur une conjoncture difficile pour le tandem Diomaye-Sonko.
Le FMI soulignait toutefois que le déficit budgétaire s’est nettement resserré, passant de 13,4 % à 6,4 % du PIB en 2025, tout en évoquant la possibilité d’une restructuration de la dette. La BIDC, de son côté, table sur une croissance régionale de 4,7 % en 2026.
