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Le FMI ne ferme pas la porte à une restructuration de la dette du Sénégal

La croissance du PIB réel du Sénégal a atteint 6,7 % en 2025, portée par le secteur des hydrocarbures, selon les données communiquées par le Fonds monétaire international (FMI) lundi 22 juin. Le déficit budgétaire s’est nettement resserré, passant de 13,4 % à 6,4 % du PIB, grâce à une maîtrise des dépenses. Parallèlement, le déficit du compte courant s’est réduit, sous l’effet des revenus d’exportation de pétrole et de la compression des importations. Pourtant, les vulnérabilités liées à la dette publique demeurent élevées.

Le communiqué de la mission, conduit par Mercedes Vera Martin et relayé par Afrimag, met en avant les efforts de l’État sénégalais. Il se félicite notamment de la création d’une Direction générale dédiée à la gestion de la dette, présentée comme une « mesure corrective essentielle » dans le processus de régularisation consécutif à l’affaire de la « dette cachée ».

Sur le fond, le FMI laisse transparaître sa satisfaction face à la flexibilité des autorités, qui maintiennent toutes les options sur la table pour le traitement de la dette, restructuration comprise. Un signal important, après des mois de turbulences où les obligations sénégalaises avaient lourdement chuté et où un programme de 1,8 milliard de dollars était resté bloqué.

Mais cette tonalité conciliante ne lève pas les menaces à court terme. La hausse des prix du pétrole, alimentée par la guerre au Moyen-Orient, renchérit le coût des subventions aux carburants, que le FMI appelle de ses vœux à mieux cibler vers les ménages les plus pauvres. Le resserrement des conditions financières mondiales pourrait, en outre, accroître les tensions de trésorerie.

Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de conclure un nouvel accord avec le Fonds. Les discussions techniques se poursuivront sur des réformes visant à consolider les finances publiques, améliorer la transparence et stimuler une croissance inclusive. Lors de la précédente mission, en novembre 2025, la directrice de la communication du FMI, Julie Kozack, avait déjà indiqué que l’institution ne réclamerait pas de remboursement anticipé des prêts liés à la fausse déclaration de dette, une décision qui avait apaisé les marchés.

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