« Nous avons fait tout ce qui est de notre droit. Maintenant, il reste du côté de l’exécutif de faire son travail », a déclaré Samba Dang. Le président du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (Repes) s’exprimait le 16 septembre 2026, à l’ouverture d’un atelier national consacré à l’Accord BBNJ.
Le Parlement avait franchi cette étape le 25 juin 2026 en adoptant le projet de loi n°07/2026 autorisant le Président de la République à ratifier l’accord sur la biodiversité marine dans les espaces situés au-delà des juridictions nationales. Portée par le président Bassirou Diomaye Faye, cette ratification fait du Sénégal le premier État africain à ratifier l’accord BBNJ, entré en vigueur le 17 janvier 2026.
Le texte concerne notamment les ressources génétiques marines, les aires marines protégées, les évaluations d’impact environnemental, le renforcement des capacités et le transfert de technologies. Pour le Sénégal, cette étape engage désormais le pays dans la mise en œuvre concrète d’un traité qui encadre l’accès aux ressources et aux connaissances produites en haute mer.
Samba Dang a estimé que la question ne relevait plus d’une formalité parlementaire et a demandé que la population soit informée de l’état d’avancement du dossier. Les participants ont également évoqué les adaptations normatives nécessaires, ainsi que la mise en œuvre de projets et programmes destinés à donner un contenu opérationnel à la ratification.
La Présidence et la Direction des affaires juridiques et consulaires du ministère des Affaires étrangères ont été conviées aux travaux afin d’apporter des éclaircissements sur le processus. Les enjeux portent aussi sur la traçabilité des ressources génétiques marines, l’accès aux données scientifiques, les évaluations environnementales en haute mer et la formation de personnels qualifiés, notamment des marins, selon les éléments rapportés par LII Quotidien.
Représentant le Directeur des aires marines communautaires protégées, le Capitaine Jean Valentin Samadi a appelé à une mobilisation nationale associant administrations, Parlement, universités, chercheurs, secteur privé, société civile et communautés. Il a déclaré : « Le Sénégal doit passer du statut de bénéficiaire à celui de producteur de connaissances sur l’océan ».
