Sécurité à Touba : les bâtisseurs réclament le permis à points

À Touba, les appels à la prudence dans les transports se heurtent à un bilan que le Mouvement des bâtisseurs juge alarmant. Le collectif demande aux autorités de durcir les mesures de sécurité après avoir évoqué presque plus de 33 morts en une semaine.

Son président, Bassirou Gaye, s’exprimait samedi lors d’un point de presse. Il a ciblé plusieurs comportements à risque : vitesse excessive, téléphone au volant, conduite en état d’ivresse, indiscipline des chauffeurs et défaut d’entretien de certains véhicules.

Le mouvement réclame l’application du permis à points et des sanctions proportionnées aux fautes commises par les conducteurs, comme l’écrit APS dans son compte rendu de la rencontre.

La sécurité routière à Touba passe aussi, selon ses propositions, par un éclairage renforcé de l’autoroute à péage menant à la ville et par l’installation de postes de sapeurs-pompiers le long de cet axe. Le 8 août 2026, l’ANASER avait déjà déployé une stratégie de sécurité routière pour le Grand Magal, tandis que la gendarmerie avait mobilisé 3 073 militaires, des drones et des radars.

Le Mouvement des bâtisseurs invite par ailleurs les populations à signaler aux autorités les comportements ou situations suspects. Il cite les parcelles abandonnées et la conduite de charrettes par des enfants.

Sur le volet éducatif, il présente le manque d’éducation comme une source des difficultés et salue les initiatives de Serigne Mountakha Mbacké, notamment la création de l’Université Cheikhoul Khadim.

Il demande enfin la tenue d’assises sur la sécurité de Touba et une attention accrue aux questions de développement ainsi qu’au désespoir des jeunes.

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