Sakho : Sonko a remplacé le ministre de la Justice pour manipuler les juges

Le limogeage de l’ancien ministre de la Justice, Ousmane Diagne, continue de susciter des remous. Pour Lansana Gagny Sakho, président du Conseil d’administration de l’APIX et ancien allié d’Ousmane Sonko, ce départ visait à installer un ministre plus docile, capable d’influencer les magistrats. Une accusation grave qu’il a formulée sur les ondes de RFM Matin, rapporte Seneweb.

Désormais membre de Kiiraay, le parti du président Bassirou Diomaye Faye, Sakho explique avoir décliné une offre de diriger le secteur de l’eau et de l’assainissement pour rester fidèle à ses principes. « Je ne voulais pas mettre les postes devant mes convictions. Dès le début, j’ai choisi la République », a-t-il déclaré. À l’inverse, il estime qu’Ousmane Sonko « n’a jamais choisi la République », l’accusant d’alimenter les divisions au sommet de l’État.

Il cite notamment une sortie de Sonko pendant les déplacements officiels de Diomaye Faye aux États-Unis puis en Chine, où le président de l’Assemblée nationale avait dénoncé un manque d’autorité dans le pays. Des propos qui, selon Sakho, ont mis le chef de l’État dans l’embarras. L’ancien cadre de Pastef y voit la preuve que le véritable choix politique doit viser la préservation des institutions et l’amélioration du fonctionnement de l’État.

Concernant la justice, Sakho rappelle qu’Ousmane Diagne avait affirmé devant la représentation nationale qu’aucune manipulation ne serait possible. Son remplacement, selon lui, obéissait à une logique différente. « Mais c’était sans comprendre que les magistrats ne sont pas des marionnettes », a-t-il lancé, estimant que les réalités du pouvoir contredisent les tentatives d’influencer l’appareil judiciaire lorsqu’on est dans l’opposition.

Ces accusations s’inscrivent dans un climat de tensions persistantes entre l’exécutif et le locataire de l’Assemblée nationale. En décembre 2025, le chef de cabinet présidentiel Ousmane Barro avait déjà estimé qu’« un tandem ne peut diriger un pays ». Une déclaration qui résonne encore dans les couloirs du pouvoir.

Lansana Gagny Sakho salue néanmoins les progrès accomplis, notamment dans le secteur de la justice, tout en reconnaissant des difficultés « des deux côtés ». Pour lui, le président Diomaye Faye cherche à démontrer que l’exercice du pouvoir impose des réalités bien différentes de celles envisagées depuis les bancs de l’opposition.

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5 commentaires

  1. Vrai chauve souris. Ki dou rouss sakh. Ton reveil sera brutal. Il était dans apr et n’a jamais gagné la confiance des populations. Traitre de haut niveau. Li gatiela

  2. Quand macky sall l’avait limogé, il s’est jeté mains et pieds lies sur Sonko en disant que c Sonko le leader qui incarne le changement, aujoudhui c lui qui tire des flêches. Les traitres sont partout dans ce pays , a qui on doit faire confiance maintenant.

  3. Quand j’entend les PASTEFIENS affirmer mordicus que Sonko va gagner en 2029, je me demande s’ils croient a la volonté divine ? Personne ne sait si demain, il va se réveiller a fortiori se projeter sur 2029. Je rappelle que Sonko avait juré que personne ne pouvait l’empêcher de devenir candidat en 2024. La suite, on la connaît. Donc, soyez mesurés dans vos affirmations. Demaîn appartient a Dieu. Et Dieu n’aime pas les imposer. Soyez humble. Je milite pour Diomaye, mais je respecterai le choix des Sénégalais. Que Dieu nous mette sous la protection de Kiraay !

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