Saint-Louis : quatre individus déférés pour actes contre nature et transmission volontaire du VIH

Le Commissariat d’arrondissement de Pikine Saint-Louis a déféré au parquet, le jeudi 21 mai 2026, quatre (04) individus pour actes contre nature, mise en danger de la vie d’autrui, association de malfaiteurs et transmission volontaire du VIH.

Selon la police, le 18 mai 2026, aux environs de 19 heures, un notable respecté du quartier Pikine Guinaw Rail s’est présenté spontanément au commissariat. Il a dénoncé son fils majeur, affirmant que ce dernier s’adonnait de longue date à des pratiques homosexuelles au domicile familial et à l’extérieur. Malgré les interdictions répétées de son père, le jeune homme persistait dans son comportement, allant jusqu’à y héberger ses partenaires. Devant le déshonneur causé à sa famille, le plaignant a sollicité l’application rigoureuse de la loi.

« Le 19 mai 2026, les éléments de la Brigade de recherches (BR) se sont transportés sur les lieux et ont interpellé le mis en cause principal en compagnie d’un complice. Lors de son interrogatoire, le fils du plaignant a nié avoir eu des rapports sexuels la nuit de son arrestation, prétendant que son accompagnateur était un simple employé. Cependant, il a confessé être homosexuel depuis 2019 et a révélé être porteur du VIH depuis 2024, précisant être sous
traitement antirétroviral », explique la même source.

D’après la police, poursuivant ses aveux, il a dénoncé plusieurs partenaires sexuels réguliers, dont un tailleur, un vigile, et un tiers actuellement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Saint-Louis pour des faits similaires. Les investigations menées par la Brigade de recherches ont permis de localiser et d’interpeller deux autres suspects (le tailleur et le vigile). Entendus, ces derniers ont reconnu avoir entretenu de multiples rapports sexuels avec le mis en cause principal, tout en affirmant ignorer totalement sa séropositivité. Les dépositions ont également mis en cause un charretier basé à Pikine et un individu résidant à Dakar. Les recherches ont permis l’interpellation du charretier, qui a avoué ses relations sexuelles avec le tailleur en échange de rémunérations en argent ou en nature.

L’exploitation technique des téléphones portables des différents suspects, réalisée avec leur consentement, a mis en évidence de nombreux échanges de messages et de fichiers à caractère sexuel via l’application WhatsApp, confirmant ainsi leur implication.

Au terme de leur garde à vue, les quatre mis en cause ont été conduits devant l’autorité judiciaire

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