Transmission volontaire du VIH : Les sanctions prévues par le Code pénal sénégalais

L’affaire impliquant douze personnes poursuivies pour transmission volontaire du VIH connaît un nouveau développement judiciaire. Les mis en cause ont été déférés devant le Tribunal de grande instance hors classe de Pikine-Guédiawaye, sous forte escorte du GIGN, à l’issue de leur garde à vue. Ils sont soupçonnés d’avoir sciemment contaminé des partenaires sexuels, selon les éléments de l’enquête.

Dans cette vidéo, le journaliste Daouda Mine s’est exprimé sur le cadre juridique applicable à cette affaire. Il a notamment rappelé les dispositions du Code pénal sénégalais, en particulier les articles 5 et 36, qui prévoient des sanctions pénales en cas de transmission volontaire du VIH, lorsque l’intention est établie, ainsi que pour certains actes qualifiés d’infractions par la loi.

Selon les informations communiquées par les enquêteurs, les personnes interpellées auraient utilisé des groupes WhatsApp et des sites de rencontres pour entrer en contact avec d’autres hommes, avant d’entretenir des rapports sexuels non protégés, en connaissance de leur statut sérologique. Ces faits constituent, aux yeux de la loi, un élément aggravant lorsqu’ils sont prouvés.

Daouda Mine insiste sur un point essentiel : la transmission volontaire du VIH est pénalement réprimée, indépendamment de toute considération personnelle ou sociale. « Ce que sanctionne la loi, c’est l’intention de nuire à autrui par la contamination », souligne-t-il, rappelant que la justice devra établir les faits, les responsabilités et les circonstances exactes.

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