À Rome, au siège de la FAO, le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, a participé au lancement du rapport SOFI 2026 sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde. À la FAO, le Sénégal hausse le ton sur la faim et la souveraineté alimentaire.
Devant décideurs, partenaires et experts internationaux, il a porté vision sénégalaise axée sur souveraineté alimentaire, accès à une alimentation saine et transformation durable des systèmes agricoles.
Plus de 645 millions de personnes souffraient encore de la faim en 2025, dont près de 309 millions en Afrique. « La question centrale reste celle de l’accessibilité à une alimentation saine », a souligné Dr Cheikhou Oumar Ba, estimant que produire davantage ne suffit pas si populations et producteurs ne peuvent se nourrir correctement.
Le ministre a présenté la Stratégie nationale de souveraineté alimentaire 2025-2034, fondée sur réduction de dépendance alimentaire, développement des aménagements hydro-agricoles, modernisation de production et renforcement de résilience.
Il a réaffirmé que le Sénégal veut faire de souveraineté alimentaire « un levier de développement économique, de justice sociale et d’amélioration durable de la nutrition».
Organisée par FAO, FIDA, UNICEF, PAM et OMS, cette rencontre internationale visait à mesurer progrès vers Objectif de développement durable n°2 : éliminer la faim d’ici 2030.
Pour le Sénégal, le message clair, sécurité alimentaire exige investissements forts, politiques inclusives et accès réel à alimentation saine pour tous.
