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Rétro 2017: L’Économie sénégalaise dans tous ses états en 365 jours…

L’économie sénégalaise d’une manière générale était au cœur de tous les débats tout au long de cette année 2017. La croissance économique, le budget de l’Etat, le Francs CFA avec l’activiste Kémi Séba, la note polémique de l’économie Sénégalaise par les organisations internationales telles que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, les problématiques de l’exploitation minière, la dette décriée par l’opposition etc. Voilà, entre autres, autant de sujets qui ont rythmé  l’actualité économique du Sénégal dans les méandres de 2017. Revivons ces faits qui ont marqué l’économie sénégalaise durant ces 365 derniers jours.

A – Le Budget du Sénégal arrêté à 3709,1 milliards de FCfa

La loi de finances pour l’année 2018 est arrêté à 3709,1 milliards de FCfa contre 3360 milliards de FCfa en 2017. En valeur relative, il a connu une hausse de 10,4 %. Cette bonne santé de l’économie sénégalaise s’explique selon le ministre des finances, Amadou Bâ, par la consolidation des investissements publics programmés dans le Pse. Ainsi, les recettes fiscales vont  s’accroitre par rapport à l’année 2017 pour atteindre 2211 milliards de FCfa. Pour les recettes non fiscales, qui ont enregistré une hausse, s’établissent à 117 milliards de FCfa.

B- La question de la dette, l’angle d’attaque de l’opposition

L’endettement du Sénégal a bien eu sa place à l’ordre dans l’échiquier économique sénégalais au courant de cette année. Le pouvoir a tant bien que mal, essayé de justifier la hausse de la dette du Sénégal sous le magistère du président Macky Sall. L’opposition, vigilante et déterminée a eu à vilipender le pouvoir qui n’a pas pu ralentir la courbe ascendante de cette dette.

« Au Sénégal, parfois on parle de choses qu’on ignore. Il a beaucoup été question de dette. Le Sénégal est un pays assez particulier qui, en fonction, peut-être du climat, on est spécialiste de tout, on parle de tout et malheureusement parfois on parle de choses qu’on ignore. La dette est une chose tout à fait normale. Il n’y a aucun pays au monde qui ne s’endette pas. L’évaluation commence quand on parle de surendettement », disait Amadou Ba lors de son face-à-face avec les députés lors du vote du budget de son ministère.

Le ministre des Finances Amadou, face aux députés, tentait de clore le débat sur l’endettement du Sénégal

Mais l’opposition monte au créneau, s’en prend au régime. Ousmane Sonko s’illustre dans les attaques.

« En réalité la dette du Sénégal a dépassé les 5 000 milliards de francs avec le Président Macky », indiquait un élu à l’Assemblée Nationale devant le ministre de l’économie Amadou Ba.  Et pourtant, elle  s’était très rapidement reconstituée en dix ans après les annulations des initiatives Pays pauvre très endetté (Ppte) et d’allégement de la dette multilatérale (Iadm) de 2006.

Alors que le président Wade avait laissé un encours de 3076 milliards de francs Cfa, son successeur en est déjà à 5 100 milliards. Niveau alarmant de l’endettement public. L’encours de la dette publique du Sénégal a, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ, atteint 5 100 milliards de francs. Ce qui correspond à un peu plus de 60% de son Produit intérieur brut (Pib) là où l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) plafonne l’endettement des pays membres à 70 % de leur Pib.

Si pour le gouvernement, ce niveau d’endettement est révélateur de la confiance des partenaires financiers du Sénégal, les opposants et les économistes, préoccupés par la viabilité de la dette et la soutenabilité des finances publiques, le trouvent alarmant.

 

C – La question du Franc CFA, la goutte qui a fait débordé le vase 

Jamais au Sénégal, le Franc CFA, n’avait été un sujet aussi brûlant dans l’ordre politique des choses. Un seul homme est à l’origine de ce grand brouhaha qui a secoué le pays dans son plus haut sommet : Kémi Séba. Ce nom est aujourd’hui synonyme de la lutte accrue et acerbe  contre cette monnaie dite de colonialiste et contraire au principe d’indépendance et qui pour les activistes « continue de maintenir le continent africain dans la précarité la plus abominable ».

Son combat pour l’indépendance complète et entière de l’Afrique et pour la dignité de l’homme noir en général a pris une autre tournure, après avoir brûlé à Dakar un billet de 5000 F CFA, en la date du 19 août 2017, à la place de l’Obélisque.

Cet acte considéré de trop, a rapidement provoqué l’indignation de la banque productrice de ce billet et la réaction du régime de Macky Sall qui ordonna aussitôt son arrestation suivie d’une expulsion du Sénégal vers son pays d’origine, la France.

En effet, cette expulsion avait soulevé de l’indignation de la part de cette jeunesse qui épouse sa pensée et le soutient dans sa lutte sur tous les terrains parfois hostiles à son combat. Des manifestations seront alors organisées à Dakar et un peu partout dans le monde en soutien à Kémi Séba.

D – Après l’Union Africaine, le Maroc à un pas de la Cedeao 

L’année 2017 est aussi marquée par le retour du Maroc à l’Union Africaine. Son grand souteneur pour cette réintégration reste sans nul doute le président Macky Sall. La réintégration de ce pays maghrébin au sein de l’Union africaine le 30 janvier 2017, ainsi que l’accord de principe de son adhésion à la Cedeao les 5 et 6 juin 2017 au 51e sommet de la Cedeao à Monrovia, sont deux grandes réussites diplomatiques pour le royaume chérifien.

Elles ont été longuement préparées par les divers volets de la diplomatie marocaine qui combine diplomatie des voyages et du portefeuille, influence religieuse, accords de sécurité et coopération militaire, et surtout diplomatie économique avec les pays africains.

Il faut rappeler, même si cela était facile pour le Maroc de réintégrer l’Union Africaine, ce n’est point le cas pour l’intégration de la Cedeao. La raison est toute simple et les problématiques compréhensibles si l’on sait que cette entité économique est sous régionale et que le fait que le Maroc n’appartient pas à l’Afrique de l’Ouest pose déjà un problème. En plus de cet enjeux, sa réintégration ne devra pas être facile, vue sa concurrence avec le géant nigérian sur le marché ouest Africain. En résumé, son intégration encoure le risque de troubler l’ordre des faits et va certainement menacer le Nigeria, de nombreuses sociétés et autres pays à économie faible de la Sous-région.

E – L’aéroport International Blaise Diagne (Aibd), un bond en avant aérien du Sénégal

Commencé par Abdoulaye Wade, le Président Macky Sall a eu le grand privilège d’inaugurer en cette fin d’année 2017 l’aéroport le plus grand et le plus moderne (Aibd) depuis 1960. C’est donc une prouesse économique qui va sans nul doute participer à relever le transport aérien du pays. La question sur les fonds qui ont été débloqués pour sa réalisation, la polémique sur le parrainage de cette merveille nationale, les enjeux au tour de cette bâtis, voilà autant d’escarmouches qui ont aussi marqué l’année 2017.

F – La croissance de l’économie Sénégalaise, le Pse un vecteur majeur

Portée essentiellement par l’agriculture et le secteur industriel, la croissance économique s’est récemment accélérée avec le Pse, atteignant environ 6,5 % en 2016 et 2017, faisant du Sénégal l’une des économies les plus performantes de l’Afrique subsaharienne, grâce à une meilleure compétitivité, des progrès ponctuels dans les réformes structurelles engagées et une conjoncture internationale favorable. Ce bon résultat, du moins de l’avis des hommes au pouvoir,  s’explique aussi par la vitalité des exportations qui ont augmenté de près de 15 % en 2015 et de 13 % en 2016 et en 2017, soutenues par une diversification des produits agricoles, de pêche et du secteur extractif.

D’autres indicateurs macroéconomiques montrent également des signes positifs, malgré une dette publique qui semblerait être à la hausse. Le déficit budgétaire a diminué au cours de ces dernières années, atteignant 4,8 % du PIB en 2015 et 4,2 % en 2016 en 2017. Il devrait se limiter à 3 % en 2018, ce qui correspond à l’engagement de convergence de la Cedeao qui doit être atteint avant 2019.

G – L’exploitation minière, des découvertes de puits de pétroles et la problématique de l’exploitation du zircon en Casamence…

De découverte en découverte, le Sénégal s’est inséré dans la liste des pays africains qui ont du pétrole dans leurs sous sols. Ces découvertes ont toutes soulevé des controverses. En exemple, parmi d’autres découvertes faites par des sociétés, la société australienne Far Limited, qui détient 15% de Rufisque offshore, Sangomar offshore et Sangomar Deep, a découvert de nouveaux gisements d’hydrocarbures au Sénégal en 2017.

L’exploitation du zircon en Casamance à de prime à bord marquée l’actualité économique de cette année. A cet effet, un comité de lutte contre l’exploitation de cette matière première à Gnafrang, au sud pays, a vu le jour. L’Etat pris dans l’étau de cette grande mobilisation populaire contre ce projet d’exploitation de ce minerais, a dû prendre du recul, le temps de réorganiser la chose afin d’éviter le pire dans cette partie du pays.

H – Wari et Millicom, le contentieux de téléphonie qui impliqua l’Etat du Sénégal

Le Groupe Millicom avait annoncé qu’il a conclu un accord avec le Groupe Wari portant sur cession de Tigo Sénégal avec une transaction qui devait suivre le processus réglementaire en vigueur pour finaliser le processus d’achat.

Mais au bout de quelques mois, pour n’avoir pas eu à respecter les termes contractuels qui ont liés les deux sociétés, le groupe Millicom s’est vu obliger de revendre Tigo à une autre filiale nationale, ce qui obligera Kabirou Mbodj de traîner en justice son vendeur.   Le président Macky Sall, pour éviter le pire entre deux sociétés nationales, était obligé d’intervenir et de réconcilier les deux parties sous la base de termes clairement définis.

A cet effet, le Président Macky Sall, lors du conseil présidentiel de la revue annuelle conjointe (IRAC) 2017, avait donné un ultimatum d’un mois et demi, voire 2 mois au différentes parties pour trouver une solution dans l’affaire de la vente de Tigo. Le dossier n’est toujours pas classé et le délai en vigueur donné par le Chef de l’Etat tire à sa fin.

 

Bonne Année – SENEGO.COM 

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