Adji Mergane Kanouté a pris position en faveur de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. L’ancienne députée des 13e et 14e législatures, membre de l’Alliance pour la République, estime que la procédure suivie respecte le droit parlementaire.
Dans une publication sur Facebook, elle s’appuie sur la formule latine « Verba volant, scripta manent » pour défendre l’idée que seule la preuve écrite compte en matière juridique. Comme l’a rapporté senegaldirect, la référence décisive dans ce dossier reste l’acte juridique déposé au greffe de l’Assemblée nationale et lu officiellement par le doyen d’âge Alla Kane lors de l’installation de la quinzième législature.
L’ancienne parlementaire récuse ainsi les contestations formulées par l’opposition sur le retour de l’ex-Premier ministre à l’hémicycle après son départ de la Primature. Elle soutient qu’il n’existe pas, sur le plan juridique, de différence entre un député ayant déjà commencé à siéger et un autre dont le mandat avait été suspendu après une nomination à des fonctions exécutives.
Sur ce point, Adji Mergane Kanouté qualifie de « pures conjectures » les tentatives de distinction avancées par ses contradicteurs. Elle considère que la suspension du mandat parlementaire d’un élu appelé au gouvernement relève d’un droit garanti par la Constitution et invite l’opposition à porter le débat sur le terrain politique plutôt qu’à travers ce qu’elle décrit comme des artifices juridiques.
Cette sortie s’inscrit dans une séquence déjà marquée par plusieurs prises de position autour de la réintégration de Sonko. Le 25 mai 2026, le groupe parlementaire Takku Wallu de l’APR avait, par la voix du député Abdou Mbow, contesté ce retour en invoquant des irrégularités et en soutenant que cette réintégration violerait le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Le même jour, Me Tanor Diamé avait pour sa part défendu l’idée que les marges de contestation juridique restaient très limitées, en rappelant que le Conseil constitutionnel s’était déjà déclaré incompétent pour examiner des recours liés à l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale.
Ca vous donne une certaine crédibilité et un grand crédit sur ceux que vous allez dire demain ! C’est ça une opposante responsable !