Réforme institutionnelle : Le retour du Sénat proposé pour équilibrer les pouvoirs

Le directeur du Laboratoire de recherche en sciences politiques de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, le Pr Pape Ogo Seck, annonce l’organisation, à la prochaine rentrée, d’un colloque international consacré à la réforme des institutions en Afrique de l’Ouest et à la fabrique des réformes institutionnelles. Parmi les pistes avancées, des chercheurs plaident pour la recréation d’une seconde chambre au Sénégal.

En prélude à cette rencontre, une table ronde internationale a réuni des universitaires et chercheurs de plusieurs pays, notamment du Sénégal, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger et du Tchad.

Selon le professeur Seck, les universitaires ne doivent pas laisser le débat institutionnel aux seuls acteurs politiques.

Il estime que les chercheurs ont un rôle important à jouer dans la réflexion sur les réformes, d’autant que celles-ci concernent aussi bien les institutions politiques que financières et sociales.

Les travaux s’articulent autour de trois principaux axes : le rôle des acteurs politiques, les processus de réforme constitutionnelle et les risques de crise démocratique.

Le chercheur souligne que les périodes de révision constitutionnelle peuvent être marquées par des tensions et des conflits politiques susceptibles de fragiliser la démocratie.

Vers une réflexion sur le retour du Sénat au Sénégal ?

Parmi les pistes avancées figure la recréation d’un Sénat au Sénégal. Le directeur du laboratoire considère cette institution comme un mécanisme susceptible de contribuer à l’équilibre des pouvoirs et aux relations entre l’Exécutif et le Parlement.

S’appuyant notamment sur les expériences du Bénin et de la Côte d’Ivoire, il estime qu’une seconde chambre pourrait permettre de renforcer les mécanismes de régulation institutionnelle.

« Nous proposons vraiment que le Sénégal réfléchisse sur la possibilité de recréer un Sénat pour créer un équilibre entre les pouvoirs », soutient-il sur Sud Fm.

Le chercheur rappelle avoir participé, dans les années 1990, à la mise en place du Sénat au Sénégal et affirme avoir déjà soumis cette proposition aux autorités.

Le prochain colloque devrait approfondir ces différentes pistes et formuler des recommandations destinées aux décideurs publics.

Selon le professeur Pape Ogo Seck, la présidence de la République suit ces travaux avec attention et attend les conclusions des chercheurs sur les réformes institutionnelles.

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