Sept personnes poursuivies pour actes contre nature, transmission volontaire du VIH/Sida et mise en danger de la vie d’autrui ont comparu devant le tribunal de grande instance de Tambacounda. Elles ont demandé leur relaxe par l’intermédiaire de leurs avocats, et le délibéré est programmé le 21 octobre.
Les prévenus ont remis en cause les déclarations faites pendant l’enquête aux policiers et au procureur de la République. Ababacar Diongue, qui avait affirmé avoir eu des rapports sexuels avec deux d’entre eux, est revenu sur ces propos à l’audience ; dakar92 rapporte qu’il a expliqué les avoir tenus sous l’effet de la peur lors de son interrogatoire par la police.
Ces dénégations ont suscité des réactions du parquet et du juge. Ils ont évoqué la présence des familles dans la salle comme une explication possible à la réticence des prévenus à reconnaître les faits.
Sur la transmission du VIH, Ibrahima Ba, présenté comme l’élément moteur du groupe, a déclaré n’avoir découvert sa séropositivité que pendant l’enquête. Il a également assuré n’avoir jamais eu de rapports sexuels non protégés.
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Avant l’examen du fond, les avocats ont soulevé des exceptions de nullité pour vice de procédure. Ils reprochent aux officiers de police judiciaire d’avoir interrogé leurs clients en leur absence.
Le parquet a requis des peines pouvant atteindre sept ans d’emprisonnement ferme. L’audience s’est tenue dans une salle bondée, avec des proches et des membres des familles des prévenus.





