À Tambacounda, sept prévenus poursuivis pour actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui ont contesté au tribunal leurs déclarations faites pendant l’enquête. Le parquet a requis des peines pouvant aller jusqu’à sept ans de prison ferme, tandis que leurs avocats ont demandé la relaxe.
À la barre, les prévenus sont revenus sur ce qu’ils avaient dit aux enquêteurs et au procureur. Ababacar Diongue, qui avait déclaré durant l’enquête avoir eu des rapports sexuels avec deux d’entre eux, s’est rétracté devant les juges. Il a expliqué avoir parlé sous l’effet de la peur pendant son interrogatoire par la police. Le parquet et le juge ont réagi à ces dénégations, évoquant la présence des familles dans la salle pour expliquer les réticences à reconnaître les faits.
Le Soleil rapporte que l’audience s’est tenue devant une salle comble, avec des parents et des proches des prévenus. Sur le volet relatif à la transmission du VIH, Ibrahima Ba, présenté comme le cerveau du groupe, a déclaré qu’il n’avait appris sa séropositivité qu’au cours de l’enquête. Il a affirmé n’avoir jamais eu de rapports sexuels sans protection.
Avant l’examen du fond, les avocats de la défense ont soulevé des exceptions de nullité pour vice de procédure. Ils reprochent aux officiers de police judiciaire d’avoir interrogé leurs clients en leur absence, alors que ceux-ci auraient demandé à être assistés par un avocat.
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Le délibéré est attendu le 21 octobre.



