« Power Africa » : Le projet d’Obama pour électrifier l’Afrique approuvé par la Chambre des représentants

Sept milliards de dollars. C’est le budget que prévoit B. Obama pour son plan de renforcement des ressources électriques en Afrique d’ici 2020. La Chambre des représentants s’est prononcée ce jeudi 8 mai en faveur du projet qui doit ensuite être examiné par le Sénat prochainement. Baptisée « Power Africa », l’initiative américaine avait été annoncée par le Président américain lors d’un discours en Afrique du Sud en juin 2013. Le plan permettrait de « doubler l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne » selon Obama. Il s’agit de répondre aux immenses besoins énergétiques d’un continent en pleine croissance, mais dont le développement et les investissements sont gênés par des insuffisances en matière d’électricité. Le plan concernera, au départ, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Nigeria et la Tanzanie, des pays affectés par des coupures d’électricité fréquentes.

« Plus des deux tiers de la population de l’Afrique subsaharienne vivent sans électricité, et plus de 85% des habitants des zones rurales n’y ont pas accès » selon la Maison Blanche.« Power Africa va s’appuyer sur l’énorme potentiel énergétique de Afrique, y compris les nouvelles découvertes de vastes réserves de pétrole et de gaz, et sur le potentiel de développement d’énergies propres, géothermique, hydroélectrique, éolienne et solaire ».

Le plan « Power Africa », qui s’appuierait sur un financement conjoint du gouvernement américain et d’investisseurs privés est une façon, pour les américains, de renouer avec l’Afrique et d’ouvrir aux entreprises américaines une fenêtre sur un marché en pleine expansion, où la Chine est déjà bien implantée. L’administration Obama est consciente de l’importance stratégique de l’Afrique subsaharienne et compte bien rattraper le retard que les USA ont laissé se creuser entre eux et le continent de toutes les promesses. Mais en matière de projets et d’influence en Afrique, les américains n’ignorent pas qu’ils devront composer avec les chinois qui jouent sur le terrain africain depuis plusieurs années déjà. En 2012, le volume du commerce Chine-Afrique a atteint environ deux fois celui du commerce Etats-Unis-Afrique. La bataille d’influence est donc enclenchée même si les relations sino-africaines se sont intensifiées et ont fait de la Chine le plus grand partenaire commercial de l’Afrique depuis 2009.

Oeidafrique

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