Comment le projet de loi de finances rectificative ajuste-t-il les investissements publics prévus pour 2026 ? Le gouvernement annonce une baisse globale de 555 milliards de FCFA, tout en indiquant que les projets prioritaires et les secteurs sociaux seront préservés.
Les crédits consacrés aux investissements financés sur ressources internes passent de 1 448,9 milliards à 1 133,2 milliards de FCFA. Cette diminution atteint 315,7 milliards et est notamment liée aux recettes attendues du Plan de redressement économique et social, dont les performances sont jugées insuffisantes.
La seconde réduction concerne les financements extérieurs, ramenés de 1 355 milliards à 1 115,7 milliards de FCFA, soit une baisse de 239,3 milliards. Ces chiffres, publiés par dakaractu, portent sur les crédits d’investissement de l’exercice 2026 et non sur l’abandon définitif de l’ensemble des projets.
Les arbitrages reposent sur plusieurs critères, dont le niveau d’exécution des projets, les décaissements déjà réalisés et leur contribution à la formation brute de capital fixe. Les programmes faiblement exécutés ou présentant un impact socio-économique moindre sont particulièrement concernés.
Pour les ressources extérieures, le portefeuille doit être restructuré afin de privilégier les projets liés à l’Agenda national de transformation et ceux dont l’impact socio-économique est considéré comme élevé. Les autorités assurent également que les investissements sociaux, les infrastructures universitaires ainsi que les forces de défense et de sécurité seront maintenus dans cet effort de réduction.
À fin juin 2026, les recettes du PRES étaient ressorties à 140 milliards de FCFA sur les six premiers mois de l’année.




