Le professeur Xaadim Njaay soutient que le mandat en cours doit être revendiqué comme celui de PASTEF et conduit selon la vision défendue par ce parti. Selon lui, les actions engagées doivent rester alignées sur ce cap, avec la possibilité d’ajuster ou d’améliorer le programme sans en changer l’orientation.
Il lie cette exigence au respect de la volonté populaire. Dans son propos, s’écarter de cette ligne exposerait le pays à des tensions. Il affirme ainsi que toute initiative prise en dehors de cette logique pourrait générer des troubles.
Xaadim Njaay situe aussi le débat sur un terrain plus large. Il estime que le Sénégal est à un tournant et que les confrontations à venir ne porteront plus seulement sur des rivalités entre personnes ou coalitions. Il annonce plutôt des oppositions fondées sur des idées, des visions politiques et des choix programmatiques.
Dans cette lecture, deux blocs se dessinent : les défenseurs du statu quo d’un côté, et les partisans de la rupture de l’autre. Ce débat rejoint des prises de position déjà exprimées dans l’espace public sur la nécessité, pour les forces de rupture, de maintenir une cohérence idéologique et programmatique dans leurs choix politiques.
Cette ligne intervient aussi dans un contexte où des débats ont déjà émergé autour de l’orientation du parti au pouvoir. En mars 2026, Cheikh Omar Diagne avait suspendu son engagement avec PASTEF en dénonçant une nouvelle orientation, sur fond de discussions sur la fidélité aux principes initiaux. Les propos de Xaadim Njaay, publiés par dakarmatin, se terminent sur une mise en garde adressée aux partis traditionnels, qu’il juge menacés de dépassement s’ils refusent de se réinventer.