Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a réagi avec fermeté aux convocations adressées par la Gendarmerie nationale aux députés Cheikh Bara Ndiaye et Guy Marius Sagna. Dans un communiqué, les élus expriment leur « profonde indignation » face à ce qu’ils qualifient de menace pour les principes démocratiques et l’indépendance du Parlement.
Les députés ont d’abord salué l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale, tout en rendant hommage à son prédécesseur, El Malick Ndiaye, pour son engagement en faveur de la stabilité institutionnelle. Selon les informations rapportées par Xalima, cette transition s’est déroulée dans un climat de tension politique, marqué par des débats houleux sur l’équilibre des pouvoirs.
La réaction du groupe s’est ensuite concentrée sur les convocations des deux parlementaires. PASTEF-Les Patriotes dénonce notamment une tentative d’interpellation de Cheikh Bara Ndiaye par la Section de recherches, intervenue à l’intérieur même de l’Assemblée nationale, quelques minutes après la clôture d’une séance plénière. Pour les députés, cet incident remet en cause le respect de l’immunité parlementaire, une protection constitutionnelle qui encadre les mesures restrictives pouvant être prises à l’encontre des élus.
Cheikh Bara Ndiaye, connu pour ses prises de position critiques, avait précédemment affirmé sur Walf TV que 100 milliards de FCFA auraient été déposés sur un compte du ministre des Finances, Cheikh Diba. Ces déclarations avaient déjà suscité une vive polémique, conduisant à une tentative d’interpellation dans l’enceinte parlementaire fin mai 2026. Le député avait alors accusé le président Bassirou Diomaye Faye d’avoir ordonné cette intervention.
Le groupe PASTEF-Les Patriotes exige désormais le respect strict des procédures relatives à l’immunité parlementaire et réaffirme son soutien à ses deux collègues. Il met en garde contre toute tentative d’utilisation de la justice ou des forces de sécurité à des fins d’intimidation politique, soulignant que de telles pratiques pourraient porter atteinte à la liberté d’expression des représentants du peuple.
Les députés ont également rappelé leur engagement à défendre l’État de droit, la séparation des pouvoirs et le respect des institutions républicaines, tout en restant vigilants face à toute menace pesant sur les droits des parlementaires.