La baisse du prix de l’électricité dépendra de l’arrivée du gaz local dans le mix de production, selon le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye. Mais l’utilisation de cette ressource ne se traduira pas automatiquement par une baisse des factures : le coût du gaz et les décisions tarifaires de la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE) seront déterminants.
Lors d’un déjeuner de presse organisé par le ministère de l’Énergie et du Pétrole, Pape Toby Gaye a indiqué que le gaz local pourrait réduire les coûts de production. Cette perspective s’inscrit dans l’objectif de faire fonctionner toutes les centrales au gaz au plus tard en 2029, a rapporté dakaractu. Pour préparer son acheminement, le Sénégal a engagé la construction du segment nord de son futur réseau national : une conduite de 85 kilomètres, dont 45 kilomètres offshore jusqu’à Léona et 40 kilomètres terrestres à Gandon, conçue pour transporter jusqu’à 300 millions de pieds cubes de gaz par jour.
Cette nouvelle infrastructure doit contribuer à réduire la dépendance aux combustibles importés, mais ses effets sur les tarifs ne sont pas mécaniques. Pape Toby Gaye a rappelé que la Senelec ne fixe pas les prix : la CRSE établit les grilles tarifaires à partir d’hypothèses économiques, que l’entreprise publique applique. Une baisse dépendra donc notamment de la compétitivité du gaz local et de la manière dont l’évolution des coûts sera prise en compte par le régulateur.
Une première réduction est néanmoins prévue avant l’entrée en vigueur complète de cette transition énergétique. La CRSE a approuvé une baisse de 10 % de la première tranche des tarifs des clients domestiques petite puissance et des professionnels petite puissance de la Senelec, applicable au 1er janvier 2026. La mesure doit concerner plus d’un million de ménages à faible revenu ainsi que plusieurs milliers de petits professionnels.
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Pour la période de transition, le directeur général de la Senelec vise une maîtrise des coûts de production et un prix stable dans un horizon de trois à quatre ans. À plus long terme, la Commission de régulation pourra ajuster les tarifs en fonction de l’évolution des coûts, notamment celui du gaz.




