Papa Toby Gaye a apporté des explications sur les plaintes liées à l’épuisement des crédits Woyofal. Le directeur général de la Senelec évoque principalement l’augmentation de la consommation d’électricité des ménages.
Invité du journal de 20 heures de la RTS, il a aussi rappelé que les tarifs n’avaient pas été modifiés depuis la baisse appliquée sur la première tranche en décembre dernier. Selon lui, la Senelec ne fixe pas directement les prix de l’électricité. Comme l’écrit lesoleil, la hausse de la demande impose progressivement le recours à des moyens de production plus coûteux.
Le responsable a expliqué que le système repose sur une tarification progressive. Lorsque la demande augmente, l’entreprise passe des centrales les moins chères à celles dont les coûts de production sont plus élevés. Il a notamment cité certaines centrales solaires, moins coûteuses que d’autres unités de production.
Près de 900 000 clients dans la première tranche
Papa Toby Gaye a indiqué qu’environ 900 000 clients se trouvent dans la première tranche de consommation. Il estime qu’une éventuelle tarification uniforme devrait tenir compte de la situation de ces ménages. Il a notamment interrogé l’équité d’un prix moyen appliqué à tous les usagers.
Concernant les soupçons de mauvais mesurage, le directeur général a écarté l’idée d’un problème généralisé sur les compteurs Woyofal. Il a assuré que les appareils sont étalonnés par les services compétents en métrologie et en contrôle, tout en reconnaissant la possibilité de dysfonctionnements ponctuels. Cette vérification reste un enjeu important : 15 % des réclamations de facturation sont liées à un défaut de compteur non identifié par la Senelec. Par ailleurs, 8 % des factures présentent des écarts importants par rapport à la précédente, tandis que 8 % des clients en post-paiement subissent des pics de consommation supérieurs au double de leur moyenne habituelle.
En cas de doute, les clients peuvent saisir la Senelec afin de demander le contrôle du compteur concerné.

