Un important dispositif des forces de défense et de sécurité a été déployé autour de l’Assemblée nationale lors de la séance plénière dédiée à la révision constitutionnelle. Face aux critiques, Pape Thiam a publié une analyse sur Facebook dans laquelle il défend l’action du ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Makhtar Cissé. Exclusif a pu consulter ce document. Pour lui, ce déploiement ne constitue ni une dérive autoritaire ni une démonstration de force, mais relève de l’exercice normal de l’autorité de l’État.
L’auteur rappelle que le ministre, dès sa prise de fonction, avait fixé un cap axé sur la souveraineté et l’impartialité. Lors de la passation de service, il avait déclaré que la nation exigeait un État « présent, organisé, protecteur, impartial et capable de résultats ». Il avait également insisté sur son engagement à servir sans distinction d’appartenance politique, de région ou de religion. Cette ligne, fondée sur la neutralité et l’équité, rend selon Pape Thiam toute accusation de partialité infondée.
Mouhamadou Makhtar Cissé a été nommé à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique le 1er juin 2026, dans le gouvernement de technocrates dirigé par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô. Il a retrouvé un portefeuille qu’il connaît déjà pour l’avoir dirigé en 2024. Le 4 juin, au cours de la cérémonie de passation, il avait placé la paix sociale et la sécurité parmi ses priorités, ce qui donne une cohérence à son intervention lors du rassemblement devant l’Assemblée.
Pape Thiam estime que l’inaction aurait été une faute stratégique, risquant de compromettre la sécurité des élus et des citoyens. Il salue le professionnalisme des forces déployées et rappelle que l’ordre républicain est le fondement même du débat démocratique, non sa négation. L’objectif, selon son analyse, était de préserver l’intégrité des institutions dans un contexte de tension avérée.
« Je ne tolérerai pas que l’autorité de l’État soit détournée au service d’intérêts particuliers », avait prévenu le ministre de l’Intérieur lors de sa passation de service.

