Créé en 2019, le Réseau gazier du Sénégal (RGS) cherche des capitaux pour développer le réseau national de transport du gaz. Son directeur général, Pape Momar Lô, a lancé cet appel le jeudi 15 octobre 2026, lors d’un entretien avec une agence de presse internationale à l’African Energy Week, à Cape Town.
Pour financer le réseau gazier, le concessionnaire doit mobiliser ses propres ressources : le contrat lui confie le financement des investissements inscrits à son programme. Le RGS détient une concession exclusive de transport par gazoduc sur le territoire national, hors interconnexions transfrontalières régies par des accords internationaux. Il appartient à Petrosen Holding, au fonds souverain FONSIS et à Senelec.
Le dirigeant évoque une garantie de rendement, mais le contrat publié ne la mentionne pas. Energynews rapporte que la rémunération du concessionnaire repose plutôt sur un tarif d’accès au réseau fixé par la Commission de régulation du secteur de l’énergie. Le contrat prévoit aussi des mécanismes de rééquilibrage financier et une indemnisation en cas de résiliation pour motif d’intérêt général.
La recherche de financement intervient après la pose, en septembre 2026, de la première canalisation du segment nord, reliant le hub de Grand Tortue Ahmeyim à la centrale électrique de Gandon, près de Saint-Louis. Le calendrier publié par le RGS au début de 2025 prévoyait un démarrage des travaux au printemps de cette année-là et une réception provisoire en 2026. Une partie du financement provient d’un prêt de la Banque ouest-africaine de développement à l’État, qui ne couvre qu’une fraction du coût estimé.
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Le segment nord s’inscrit dans un réseau prévu pour acheminer le gaz des champs vers les centrales électriques. La stratégie « gas-to-power » vise à remplacer, dans les centrales de Senelec, le fioul lourd et le charbon importés par du gaz national. Le segment Orange doit relier Sendou à Malicounda pour desservir l’industrie.



